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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 00:00

En 1647, alors que la cité de Salers est déjà fort bien pourvu en édifices religieux (une paroisse avec une confrérie de prêtres-filleuls, un couvent de récollets, un pèlerinage dédié à Notre-Dame de Lorette); une maison de religieuses ouvre ses portes.

Il s'agissait d'une maison de la Compagnie de Notre-Dame, fondée en 1607 par Sainte-Jeanne de Lestonnac à Bordeaux, Jeanne était la nièce de Montaigne et dès son veuvage, alors que la France avait été traversée par les Guerres de Religions (Y compris la famille de Jeanne), elle se tourna vers les Ordres. Après une tentative non concluante chez le Feuillantines de Toulouse, Jeanne revînt à Bordeaux exposer au Cardinal-Archevêque de Sourdis son projet d'une congrégation enseignante dédiée aux jeunes filles afin que ces dernières jouissent d'une instruction et ne soient plus autant dépendantes du savoir des autres.

Avec le temps et l'évolution des moeurs, la mission de la Compagnie a évolué mais demeure néanmoins une priorité: la pédagogie humaniste arrêtée par Sainte-Jeanne permettant tout à chacun de s'épanouir.

Les couvents virent le jour très rapidement en Auvergne:

1618 au Puy en Velay (qui y est toujours)

1622 à Riom Puy-de-Dôme

1625 à Aurillac (C'est l'actuel théâtre face à la maison consulaire)

1627 à Brioude (C'est l'actuel centre hospitalier Sainte-Marie)

1632 à Saint-Flour (C'est l'actuelle école Notre-Dame)

1634 à Issoire

et 1647 à Salers:

Ce sont des religieuses d'Aurillac qui sont venus ouvrir cette maison et qui furent accueillies par les autorités de la cité. Un couvent fut bâti après quelques procédures. Orienté vers l'ouest et le sud il disposait d'une façade vers l'intérieur de la cité et son angle était ponctué par une chapelle. Afin que chacun visualise mieux la situation, l'actuel collège a été bâti sur le même site et l'actuelle salle des fêtes n'est autre que ... la chapelle du couvent, il est même encore possible d'admirer les armes de la Compagnie contre le versant de la Maison de Bargues.

Le couvent a vu passer les plus grands noms de la région (Salers, Dolivier, Mossier, La Farge, La Ronade, Bargues, Sevestre, ...).

Chassées à la Révolution, les Religieuses tenteront de conserver une vie conventuelle dans leurs rapports aux autres en respectant les voeux qu'elles avaient prononcé lors de la prise de voile, pauvreté, chasteté et obéissance.

Il fallut attendre la Restauration pour que les Soeurs de Notre-Dame (parfois appelées hâtivement Filles de Marie) ne revinssent à Salers. Menant une vie axée sur l'enseignement, elles restèrent jusqu'en 1904.

Cette année là, les lois de la République codifiait le droit des congrégations à exister sur le territoire national, un an avant que l'Etat et les églises ne se séparent.

Comme toutes les congrégations de France (Chartreux, Jésuites, Franciscains, ...), la Compagnie de Notre-Dame dut prendre le chemin de l'exil; mettant fin à 250 ans de présence congréganiste à Salers.

L'histoire pourrait s'arrêter là, mais elle eut une suite. L'évêque de Tournai en Belgique, désireux d'installer des congrégations enseignantes, invita les soeurs de Salers en banlieue de Charleroi. Et depuis 1905, le couvent de Salers est installé dans le bourg de Jumet-Houtbois et continue de mener à bien la mission voulue par Sainte-Jeanne, mission qui se pérénnise car la maison de Jumet a même donné naissance à un couvent au Congo.

J'ai souhaité m'attarder sur cette histoire parce que le couvent de Jumet était mon point noir lorsque je finissais ma maîtrise d'histoire en 2002. Je me rappelle que je n'étais pas fier de ne pas avoir d'information sur le couvent, et c'est depuis Shanghaï en surfant sur internet que j'ai pris contact avec les religieuses de l'Ordre... à Toulouse. Le temps de rentrer en France et un courrier de la Soeur Archiviste m'attendait avec les coordonnées du couvent belge. A peine posé, j'appelai le couvent, me présentait maladroitement pour finalement être accepté à consulter les archives de Salers ... en Belgique.

J'ai aimé cette sensation de redécouvrir tous ces événements et documents oubliés des Sagraniers et de rencontrer des religieuses adorables comme Soeur Anne-Marie, Soeur Renault ou Soeur Tassin.

Si je suis attaché à l'histoire du couvent de Salers, c'est qu'il a décidé de mon sujet de thèse: La compagnie dans les diocèses d'Auvergne. J'ai pu découvrir le couvent de Saint-Flour, rechercher celui de Bort, découvrir celui du Puy et l'accueil chaleureux de Soeur Cébellieux, découvrir la rue du Palais Gallien à Bordeaux, la chapelle où repose la dépouille de Sainte-Jeanne dans l'école Notre-Dame grâce à Soeur Cécile-Amalric, assister au centenaire d'installation du couvent de Salers à Jumet et y rencontrer les soeurs Ernestine et Colette.

Quand j'énumère tous ces lieux, je revois les visages de chacune et repense, attendri, aux histoires que toutes me racontent et à leurs yeux emplis de bonheur et de joie d'être des Religieuses de Notre-Dame.

A. M. D. G.

 

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Published by Cédric TARTAUD-GINESTE - dans Salers de Toujours...
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