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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 16:47

Récemment, Vincent DESCOEUR, président du Conseil général du Cantal, a diffusé sur son blog, une tribune dénonçant l'absence du thème de la ruralité dans le débat présidentiel, c'était également le combat qui avait décidé, Gilles BOURDOULEIX, député-maire de Cholet et président du CNIP, à se présenter à l'élection présidentielle de 2012, mais l'insuffisance de présentateurs l'a obligé à renoncer à cette ambition.

 

Pour autant, la ruralité demeure la grande absente d'un débat présidentiel qui n'en finit pas entre polémiques liées à l'actualité et promesses ubuesques.

 

jpg.jpgDans cette nebuleuse, certaines voix tentent de se faire entendre, ou plutôt de faire entendre la ruralité, c'est le cas de Jean-Christophe GALLIEN, Conseil en communication d'influence, Professeur associé à Paris 1 La Sorbonne et Membre de la SEAP Society of European Affairs Professionals:

 

Nous venons de fêter l'agriculture qui tenait il y a peu son salon. Au delà de la formidable rencontre annuelle entre la France rurale et les populations urbaines, c'est l'occasion de revenir sur le destin d'une quasi oubliée de la campagne présidentielle : la ruralité.

Alors que se prépare le prochain Sommet de Rio sur le destin environnemental de la planète, il faut réaffirmer ici, chez nous, la nécessité et la modernité de la ruralité qui doit devenir le laboratoire d'une nouvelle vie intense et totale dans l'espace naturel.

Comme les métropoles, la terre rurale est une alliée de notre futur. C'est un carrefour de progrès qui se trouve à la jonction du rapport de l'homme à la nature, de notre relation trop souvent conflictuelle, et qui de l'autre côté éprouve notre relation aux technologies et aux changements qui en découlent. La néo-ruralité est, comme la ré-industrialisation, un des grands enjeux de société de notre pays. Elle doit devenir une cause européenne et publique.

 

Quels sont les constituants de cette expérience néo-rurale ?

 

L'heure est à affirmer qu'on vit bien dans la ruralité. On vit confiant et heureux. Et le bonheur est, même pour la Harvard Business Review qui y consacrait un dossier dans son numéro de février, un enjeu de performance et de productivité améliorée.
La néo-ruralité est un poumon naturel et humain face au développement de sociétés de plus en plus agressives, aux respirations privilégiant la vitesse et la pression permanente sur la nature et les êtres et sans égard pour le cadre de vie, la santé, l'éduction, les gens ...
Quel destin économique ? La néo-ruralité doit dépasser l'économie coloniale dans laquelle on crée les matières premières qui sont valorisées ailleurs. L'enjeu est de créer une véritable expérience économique rurale.
Evidemment l'agriculture est au coeur du projet. Mais une agriculture repensée, réinventée dans une stratégie de diversification, de qualité, de proximité des marchés en s'appuyant notamment sur le verdissement de la future PAC. Une agriculture qui doit être valorisée dans une identité forte et affirmée. La transformation agroalimentaire et le patrimoine alimentaire sont ce que la ruralité peut offrir au reste du Monde tant dans la dimension création de valeur économique qu'en terme de plateforme de séduction et de message.
Les produits sont porteurs de revenus et d'emplois mais aussi de saveur, de sympathie et d'identité. On a le territoire en bouche et on a envie de le découvrir. C'est un lien universel, un marqueur d'exigence et de qualité.
L'activité touristique est l'autre pétrole de la nouvelle ruralité. Un vecteur de croissance qui sera encore plus important demain. Un pont aussi pour une future installation. On vient trouver ici ce que l'on ne trouve pas ailleurs.

 

Un nouveau mix énergétique

 

Mais au delà des nécessaires modernisations du tourisme et de l'agriculture, autour desquels il faut imaginer de véritables pôles de compétitivité ruraux, il faut diversifier et insister sur les « emplois verts », dans le transport, la forêt, l'énergie, ... Il faut inventer notamment autour du très haut débit. La haute technologie permettra la valorisation de la terre. Doter la ruralité d'une infrastructure de communication digitale de haut niveau pour assurer la continuité territoriale numérique est un enjeu majeur. Il faut pousser plus loin et engager un débat sur les usages qui font les destins économiques. Télétravail, télémédecine, université virtuelle, médias ...
L'expérience néo-rurale c'est aussi l'invention d'un nouveau mix énergétique visant à conquérir progressivement l'autonomie. Un modèle rural combinant photovoltaïque, éolien, hydraulique, cogénération, transports publiques électriques ... On peut valoriser dans l'espace rural un gisement de valeur et dans 10 ans obtenir la sécurisation énergétique.

 

La qualité de l'enseignement, enjeu central

La qualité de l'enseignement est déjà souvent une grande réussite. L'enjeu est central.
L'offre primaire et secondaire sera décisive dans un contexte de baisse générale de la qualité. Il s'agit de l'un des socles de la future expérience d'une ruralité revisitée. Moyens, sécurité, cadre de travail ... c'est une demande sociétale forte, et demain peut-être un sanctuaire pour l'université elle-même. Le néo-rural sera l'endroit idéal pour bien faire
« pousser » et pousser les jeunes talents.
Dans la fabrication de cette néo-ruralité il y a la nécessité du fait culturel. La culture n'est pas propriété du milieu urbain. L'accès à une culture de qualité est un atout éducationnel et social, c'est aussi un élément fondamental pour l'attractivité et le développement local. Le chemin parcouru depuis 30 ans est réel. Mais les générations bougent. Elles sont toujours plus en appétit et les salles sont pleines.
La sécurité des personnes et des biens est une carte maîtresse de cette ruralité en devenir. Il s'agit d'une des forces les plus discriminantes pour aujourd'hui et encore davantage pour demain face aux évolutions de nos sociétés. Un bien précieux qu'il faut savoir encore bonifier.

 

Simplifier les relations entre les différentes strates de collectivités

 

S'il faut regretter le fait que l'on détricote trop les tissus de la maille publique, il s'agit en même temps de se projeter dans des formes nouvelles à inventer. Il y a besoin d'Etat mais nous devons aussi simplifier la relation entre les différentes strates de collectivités. La ruralité doit trouver davantage d'alliés dans les conseils régionaux. Au delà des
financement, il faut de la confiance, de la lisibilité dans les engagements. Peut être un peu de protection aussi.
La dynamique de construction et de développement d'un mix innovant de réseaux de mobilité routier, ferroviaire ... assurant là aussi une continuité territoriale est essentielle.
C'est un enjeu national et européen.
Au final il s'agit de consolider les réussites de vie des ruraux et d'offrir une nouvelle réponse aux envies, aux attentes, aux rêves d'une partie de la population urbaine déjà en quête d'une vie nouvelle, différente. C'est l'essence même de l'invention d'une nouvelle ruralité qui, si elle ne pourra satisfaire les besoins de tous les individus et de toutes les
séquences de la vie d'une famille, répondra à l'espoir d'un destin personnel ou familial amélioré. Pas d'opposition avec les pôles métropolitains, pas de sanctuaire replié et anorexique, mais une ambition forte et légitime. Empruntant à Steve Jobs, nous disons: « Soyez insatiables. Soyez fous ! Rejoignez la néoruralité! »

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Published by Cédric TARTAUD-GINESTE - dans Les Auvergnats à Paris Où
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