Salers, cîté millénaire pétrie d'histoires et de traditions; le XXIème siècle sonnera sa Renaissance ! Ensemble, ayons à cœur de faire revivre Salers
30 Août 2006
Cette thématique se veut dédiée à toutes les petites histoires qui font celle de cette cité millénaire, bonne découverte et bonnes critiques surtout !!!!
La plupart des historiens ont recherché l'origine étymologique de la cité de SALERS. Tous ont soulevé les memes hypothèses dès lors qu'ils avaient accès à des documents. Que ce soit l'Abbé Chabau, le Professeur Ribier du Chatelet ou plus récemment James Goldsmith dans les années 80, le mystère reste entier sur l'origine du nom de Salers et en se perdant dans la nuit des temps.
Au fait historique succède le mythe.
Au XIème siècle, il est attesté que la cité de Salers dispose d'une famille seigneuriale, probablement chevaliers, peut-être barons mais rien n'est moins sur.
Ces nobles de Salers sont présents au Concile de Clermont de 1095 lors duquel Urbain II proclame la Croisade des Lieux Saints qui aboutira en 1099 par la chute de Jérusalem. La Haute-Auvergne,comme toutes les régions chrétiennes de l'An Mil, a fourni de nombreux fils de famille pour la libération du tombeau du Christ.
L'histoire de Salers ne remonte guère plus haut dans le temps, le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Pierre le Vif de Sens dont dépendait l'Abbaye de Mauriac fondée par Théodechilde au Vème Siècle l'atteste. Même si ce document est un faux du Xième siècle, il inventorie les bourgs et lieux de vie sur le territoire de cette abbaye et ne référence pas Salers.
Cette ville commerçante, enserrée entre Saint-Paul et Saint-Bonnet, deux grandes entités agricoles, serait dont sortie de la nuit des temps vers l'an Mil.
Le nom de Salers trouve difficilement ses sources dans l'étymologie locale. La plupart des villages étant dédiés à des saints locaux ou jouissant d'une dévotion particulière.
L'hypothèse la plus souvent retenue, parce que rien ne permet de l'affirmer ou de l'infirmer, voudrait mettre Salers en relations avec la cité de Salern en Italie. Cette vieille tradition a la vie dure, d'autant plus qu'elle se couple avec la dévotion local à Notre-Dame de Lorette.
La tradition raconte qu’un chevaliers de Salers, à la suite d’un vœu et en témoignage de reconnaissance pour un grand secours reçu, aurait, à la fin du XIVe siècle, rapporté d’un pèlerinage à Loretto une vierge noire pour que l’on puisse venir l’y vénérer.
Lors de son retour à Salers, il fonda une "chapeloune" du coté du village du Mouriol au nord de Salers. Cette chapelle et sa statue reçut les prières de nombreuses famille dans la peine.
la collusion entre Salers et Salern, tient au fait que chacune de ses deux villes est dédiée à Notre-Dame de Lorette, c'est à dire à la Santa Casa dont on avait craint la perte au 13ème Siècle.
La légende a embelli l’histoire. Elle raconte que des anges ont arraché la maison à la puissance des musulmans pour la transporter en Dalmatie en 1292, puis le 10 décembre 1294, sur le territoire de Loretto, dans la Province des Marches, sous le pontificat de Célestin V.
La vérité est toute autre. Les archives nous apprennent que la maison, vénérée à Nazareth depuis toujours, a été déposée et transportée par bateau par plusieurs croisés d’une famille dont le nom patronymique est "Ange", bien connue à l’époque des croisades.
C’est de là que vient la légende selon laquelle des anges auraient transporté la vénérable demeure à Lorette. La dévotion à la "Santa Casa" se répandit dans toute la chrétienté.
On peut donc affirmer que le pèlerinage de Salers est l’un des plus anciens de France à Notre Dame de Lorette. Le sanctuaire devint un lieu de pèlerinage très fréquenté par les fidèles de la région. Innombrables furent les grâces qu’ils y obtinrent.
Ce premier sanctuaire fut démoli en 1884 et remplacé par la chapelle que nous connaissons aujourd’hui. Elle fut consacrée solennellement par Mgr Baduel, évêque de Saint-Flour, en 1887. La statue vénérée en ce lieu n’est pas celle d’origine. La Vierge noire a été brûlée par les révolutionnaires en 1793 sur l’esplanade de Barrouze ; une Croix de fer y a été érigée en réparation de ce sacrilège.
La statue primitive fut remplacée en 1813 par la statue actuelle, bénite à Fontainebleau par le Cardinal Gabrieli, avec l’autorisation expresse de SS. Pie VII, alors retenu prisonnier par Napoléon. La célébration de la fête se fait traditionnellement le dimanche après la Pentecôte, dimanche de la Trinité ou le dimanche suivant.
A suivre ...