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Salers au cœur avec Cédric Tartaud-Gineste

Salers, cîté millénaire pétrie d'histoires et de traditions; le XXIème siècle sonnera sa Renaissance ! Ensemble, ayons à cœur de faire revivre Salers

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Soutien à Coralie MOYSAN, élue de la République et épouse de soldat

Coralie MOYSAN est élue à Cambrai, nous nous sommes rencontrés au Mouvement National des Elus Locaux, parrainé notamment par Alain MARLEIX. Coralie est une élue engagée, nous faisons partis du Rassemblement des Jeunes Elus de France. En marge de cela, son combat, son quotidien est rythmé par les nouvelles qui lui parviennent d'Afghanistan, où son époux est en poste en tant que soldat français.

 

La Voix du Nord lui consacre une tribune, il me parait important et essentiel qu'au quatre coins de la France, et aussi au Centre, nous ayons connaissance de son témoignage, d'élue, d'épouse mais aussi de mère de famille!

 

Quand la colère d'une élue de la République se mêle à la douleur d'une femme de soldat

 

samedi 04.09.2010, 05:05 - La Voix du Nord

 

|LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ CORALIE MOYSAN |

 

Parce que la femme du soldat parti là-bas depuis des mois est lassée de l'indifférence quasi générale que manifeste l'opinion publique quant ausort des militaires français« qui risquent quotidiennement leur vie en Afghanistan »,c'est coiffée de sa casquette d'élue que Coralie Moysan, conseillère municipale à Cambrai, a choisi de parler. Pour lancer unebouteille à l'amer...

 

PAR HUBERT FÉRET cambrai@lavoixdunord.fr

 

Quarante-sept soldats français ont trouvé la mort sur le sol afghan depuis 2001 et l'engagement des troupes tricolores à Kaboul, enclenché (précipité, diront d'autres) au lendemain des meurtriers attentats du World Trade Center à New York et du Pentagone à Washington. Si, dans les mois qui ont suivi, sans jamais atteindre un paroxysme américain mêlant une implacable soif de revanche à la fois exacerbée par une indicible peur et nourrie d'une incontrôlable douleur, le peuple français avait porté un regard attentif sur le destin de ces militaires - quoi que demeurant majoritairement circonspect quant au vrai dessein de leur

présence là-bas -, Coralie Moysan a le sentiment que, neuf ans plus tard, il en a oublié même

jusqu'à l'existence.

Dur à vivre pour cette femme de soldat. Dont le mari traîne treillis et famas depuis des mois quelque part dans les montagnes afghanes. Dur à encaisser aussi pour l'élue qu'elle est entretemps devenue, et qui se demande, alors qu'elle en avait fait l'une des principales raisons de son engagement, « où se trouve donc cette fraternité pourtant érigée en valeur suprême de notre République et inscrite sur le fronton de nos mairies ».

 

Le prix du sang

 

Lundi soir dernier, chez elle, elle se connecte comme pratiquement tous les soirs à cette page facebook rassemblant plus de 93 000 personnes soutenant les soldats français en Afghanistan. Ce soir-là, les messages affluent, alors que trois militaires du 21e régiment d'infanterie de Marine ont été blessés (on apprenait mercredi qu'ils auront été victimes de tirs fratricides, dans une zone peuplée d'insurgés, ce qui aura selon le ministère de la Défense, été à l'origine d'une confusion, ndlr). Et là, Coralie tombe des nues. « On pouvait lire des messages comme "Ils ont signé pour en baver", "Ils savaient à quoi ils devaient s'attendre" et autre monstruosité du genre. Je suis habituée, c'est le genre de réflexion que j'entends au quotidien, mais là... » Là, Coralie s'est dit qu'elle ne pouvait plus « accepter l'inacceptable ». « Bien sûr qu'un soldat sait qu'il court le risque de mourir au combat. Mais le sacrifice qu'il consent mérite-t-il autant de mépris ? L'histoire de la France n'a-t-elle pas été suffisamment marquée par le prix du sang pour qu'on n'ait pas une idée plus noble de cet engagement ? » Et de poursuivre encore un argumentaire dont on sent qu'il a été nourri de terribles heures de doutes et d'interrogations, loin d'un être cher. « Laurent Fignon meurt. Un homme pour qui j'avais de l'estime, et qui défendait quelque part lui aussi les valeurs de la France. Mais pourquoi sa vie, ou sa mort, aurait-elle davantage de valeur que celle d'un soldat qui est parti à l'autre bout du monde défendre son pays ? Pourquoi encore parle-t-on tous les jours des deux journalistes de France 3 otages en Afghanistan quand on s'attarde à peine aux infos sur la mort d'un soldat français au même endroit ? Pourtant, quand bien même je le respecte autant que celui de mon mari, eux aussi ne faisaient que leur métier... ? »

 

« Respect et dignité »

  

Celle qui se dit « passionnée du genre humain », dans sa diversité et sa complexité, avoue ne plus supporter le fait que l'engagement d'hommes comme celui qu'elle aime sombre ainsi « dans la banalité ». Et de conclure, sur un ton mêlant l'humilité que réclame son rôle de femme de soldat et la fermeté que lui procure son statut d'élue : « Je ne réclame pas l'impossible. Il ne s'agit pas d'instaurer une minute de silence quotidienne au bureau, à la maison ou à l'école pour penser aux soldats qui se battent pour un certain idéal, ou du moins répondent aux ordres, mais simplement un peu de respect et de dignité. Un peu de patriotisme, en fait ». Mais sans que ce mot soit galvaudé, profané par des relents idéologiques auxquels ni la femme ni l'élue n'adhèrent.

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M
<br /> <br /> Est ce que quelqu'un se préoccupe aussi des morts blanches ?<br /> <br /> <br />  plus de 600 morts au travail par an et en France. Que deviennent leus épouses et leurs ayant droits ?Rien. Que de l'indifférence : ils sont morts mais ne savaient pas qu'ils avaient aussi<br /> des métiers "mortels"<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Madame, Monsieur,<br /> <br /> <br /> Tous les combats méritent d'être menés ! Celui que mène Coralie est celui d'une femme, épouse de soldat qui médiatise sa situation avec de fédérer celles qui partagent la même situation. La peine<br /> n'en est pas moins grave concernant les morts "blanches" et je vous invite à vous inspirer de l'action de Coralie Moysan pour mobiliser l'opinion publique.<br /> <br /> <br /> <br />