Salers, cîté millénaire pétrie d'histoires et de traditions; le XXIème siècle sonnera sa Renaissance ! Ensemble, ayons à cœur de faire revivre Salers
13 Octobre 2006
Lorsque l'on arrive à Salers, on a toujours tendance à penser que rien n'a bougé depuis des lustres. Et pourtant, comme partout ailleurs, les aléas politiques et sociaux ont marqué notre cité.
En 1625, la comtesse de Caylus ayant des interêts fonciers dans la cité, contribue à l'installation d'un couvent de Franciscains Récollets (ordre mineur de stricte observance) du côté de Barrouze. Autant il m'a été possible de retrouver les archives du couvent de Notre-Dame autant les données relatives au couvent des Recollets sont presques inexistantes.
Il y a bien quelques renseignements dans les annales du couvent de Notre-Dame, ainsi que dans la série relative aux biens nationaux aux Archives départementales, mais hélas rien ne développant la vie des franciscains, ni même leurs identités, les comptes de leurs activités ou leurs relations avec leur hiérarchie provinciale ou le clergé local.
A force de recherche, toujours périphériques, on retrouve bien quelques traces, notamment une lancée ogivale dans l'une des maisons de Barrouze qui fait face à l'hôtel des Remparts, dont Philippe Garrigue m'a expliqué qu'il s'agissait d'un vestige du couvent qui, hélas, n'avait pas survécu à la Révolution.
Enfin une autre curiosité historique sur l'un des murs de l'eglise paroissiale. Une porte est percée du côté de la mise au tombeau (côté sud). En fait, elle n'est pas percée mais installée. Il s'agit d'une des portes de l'ancien couvent des Récollets que l'abbé Cheyrier, alors curé de Salers, aurait fait transporter comme seul vestige exploitable.
Cela paraissait peut-être évident pour les gens de l'époque, néanmoins c'est le symbole positionné en chef de la porte qui m'a mis la puce à l'oreille: les deux mains qui se serrent au dessus de la croix sont un symbole franciscain, propre à cet ordre, il ne peut donc y avoir de doute sur son origine. C'est en visitant Notre-Dame de la Garde à Marseille et en y découvrant l'appartenance franciscaine de ce signe que j'ai définitivement fait le rapprochement.

Porte latérale contre l'Eglise Saint-Matthieu de Salers
En lisant l'histoire de Saint-Louis d'Anjou, évêque de Toulouse, à Marseille, on découvre l'explication de ce symbole:

Il n'empeche que les données sur ce chapitre de l'histoire de Salers (presque 170 ans tout de même) reste pour l'instant sous silence et ce coup-ci, il n'y a pas eu d'évêque belge pour accueillir les religieux expulsés avec leurs archives.
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