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Salers au cœur avec Cédric Tartaud-Gineste

Salers, cîté millénaire pétrie d'histoires et de traditions; le XXIème siècle sonnera sa Renaissance ! Ensemble, ayons à cœur de faire revivre Salers

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11 Novembre 1918 - 2007 - 89è anniversaire de l'Armistice

En ce jour d'automne, symbole des pertes de tous les conflits dans lesquels notre pays a été engagé, c'est l'occasion de rendre hommage au plus dur des conflits. Celui qui a vu la fin des règles de guerre régulière au profit de la guerre industrielle, devastatrice, faucheuse, celui qui a vu un père, un mari, un frère, un fils ne jamais revenir ou bien revenir "gueule casée".

Ce conflit, c'est celui qui a poussé les grands pays d'Europe en 1914 vers une escalade sanglante, celle de la 1ère guerre mondiale, c'est qu'on a voulu appeler la "der des der" mais qui pourtant, accouchait d'un autre conflit vingt ans plus tard.

Ce conflit, chaque famille de France l'a connu dans sa chair et dans son sang; les Français du Nord, de la Picardie, d'Alsace et des Vosges, encore plus pour avoir été le théatre des conflits.

Ce conflit, tout le monde (même ma génération) peut et doit s'en souvenir, pour avoir eu quelque part un aïeul sur le front, avoir connu la misère des tranchées, les gaz allemands, avoir mélé son sang avec des frères d'armes de tous âges et de tous horizons sociaux. Si la nation française avait encore besoin de naître à l'époque, elle est née dans ces tranchées de l'Aisne quelque part entre 1914 et 1918. Alors que tous nos soldats partaient la fleur au fusil, surs de leurs stratèges et de leur puissance, il pensaient revenir au plus tard pour Nöel 1914... surement pas 1918.

Cette guerre est une affaire de chaque famille de France; je me rappelle encore mon grand-père Tartaud m'en parler, lui, né en 1907 et qui a vu son père quitter la Haute-Vienne pour le front, lui qui a vu son frère revenir avec une pneumonie en 1915 pour mourir dans les bras de sa mère; jusquà la fin de sa vie en 1995, il m'a raconté ces anecdotes, pour qu'elles ne s'oublient jamais, pour que je ne les oublies pas... ce que je n'ai jamais oublié c'est qu'il a gardé ça présent à l'esprit toute sa vie et pourtant il avait le caractère dur.

Aujourd'hui, il nous reste 2 poilus en vie, sachons se montrer digne de ces combattants de la liberté, de ces jeunes qui ont,  à jamais, associé leur destinée à celle de la France; sachons leur rendre hommage dans nos actes au quotidien, que les erreurs d'hier nous servent pour les jours à venir, qu'elles nous permettent de nous élever et d'aller vers son prochain avec davantage de dignité.

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