Rédigé par Cédric TARTAUD-GINESTE et publié depuis
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Le pôle "relations élus" de l'UMP propose différents sondages hebdomadaires, celui de cette semaine est le suivant "Etes-vous pour ou contre le souhait de Nicolas Sarkozy, de renouer des relations amicales avec les Etats-Unis?"
Vous trouverez ci-dessous, la réponse que j'ai adressé à l'UMP:
Je trouve dommage que vous posiez ainsi la question. Il ne faut pas céder aux sirènes médiatiques qui ont voulu opposer nos deux cultures lors du conflit en Irak.
De Gaulle avait souhaité l'indépendance de la France en son temps mais autant d'un coté que de l'autre, et pourtant que n'avait-on pas lu ou entendu; les communistes à Paris etc etc ...
La politique extérieure de la France est autonome et ce depuis quelques siècles, avant la naissance des Etats-Unis et avant l'émergence de ce pays comme grande puissance.
Une question devrait être posée dans un autre sens, "Renouer" des relations permettrait-il aux Etats-Unis de faire un point sur leur relation au monde? L'expédition en Irak n'a pas supprimé le terrorisme fondamentaliste (et pour cause Saddam Hussein etait un laic), elle a certes fait chuter un dictateur dont on aurait pu mettre un terme déja lors du 1er conflit du Golfe en 1990 (où pour le coup la France était dans la coalition) mais n'a pas encore réussit à pacifier le pays et coute cher en hommes et en matériels.
Il ne faut pas se tromper dans l'approche philosophique et résonner sur la base des prismes que nous connaissions avec la fin de la Guerre Froide. Prôner la paix ne passe plus par un étalage de forces armées mais bien vers la redifinition d'un pacte "d'aide publique au développement", Quels sont les fruits à attendre d'une amitié renouvellée avec les Etats-Unis? Le risque que Nicolas SARKOZY prenne la place de Tony BLAIR dans la perception que s'en sont faits les médias internationaux, je ne souhaite pas ni pour mon pays, ni pour mon président. Va-t-on servir de "caution morale" pour le bourbier irakien? Je dis "chiche" mais peut-on seulement espérer que les Etats-Unis, eux, évolueront sans systématiquement appliquer cette doctrine du pré-carré si chère au Président MONROE en 1823?