La semaine dernière, le conseil communautaire du Pays de Salers s'est prononcé sur la dissolution du Syndicat Mixte du Vélorail. (31 voix pour, 8 abstentions, 2 contre).
On ne peut que cautionner le position de Bruno FAURE, Président de la Codecom, qui dénonce cette mascarade touristique :« Nous n'avons pas senti le Syndicat très motivé pendant un an [?]. Nous avons l'impression que tant que le Vélorail ne partira pas de Mauriac, il ne passera pas par le Pays de Salers ».
Il faut rappeler que le désengagement progressif de la SNCF dans le Cantal a commencé voilà une dizaine d'années, notamment avec la fin de l'exploitation de la ligne ferrée Aurillac-Mauriac-Bort-les-Orgues au profit d'un TER routier. Quelques temps plus tard, des aménagements ont fait disparaitre des pans entiers de voies ferrées, comme c'est le cas aux abords de la gare de Mauriac ou bien de Drugeac.
En 2002, c'est l'antique train de nuit Aurillac-Paris (Lyon ou Austerlitz) qui disparaissait, coupant le Cantal d'une facilité de transports en exploitant le réseau de nuit. On se souvient en son temps de la défense qu'Alain MARLEIX avait fait de cet outil, le train de nuit, il avait reçu le soutien de nombreux administrés, élus locaux et auvergnats de Paris.
Tout avait été proposé à la SNCF comme l'étude d'un tarif de nuit., ou la réduction du nombre de wagons. Aujourd'hui, se rendre dans le Cantal est une expédition et le retrait du ferroviaire n'a fait qu'aggraver l'enclavement du territoire. Afin de rentabiliser les voies désormais déserte, l'idée d'un vélorail a fait son chemin, malheureusement pour peu de temps car après une saison il cessait d'être exploité. Aussi, pour les curieux qui s'aventurent à la gare de Mauriac, on peut voir croupir et rouiller des vélorail dont le territoire aurait grandement besoin pour motiver une dynamique touristique.
Aujourd'hui le temps est désormais à la concrétisation d'un projet murement réflechi. Il faut être audacieux mais savoir dans quelle voie on s'aventure.
Le dossier sensible du collège pionner de Saint-Martin-Valmeroux a reçu le soutien de la Codecom qui s'est prononcée en faveur « du maintien du collège de Saint-Martin-Valmeroux ». « Considérant la richesse pour la communauté de communes du Pays de Salers de disposer d'un établissement de ce type, en terme de notoriété, d'accueil de population et d'économies induites, le Conseil demande au rectorat de maintenir un établissement éducatif innovant au collège de la Maronne dans le cadre d'un contrat pluriannuel, et doté d'une équipe pédagogique qualifiée, et se refuse à toute fermeture de celui-ci ». (Citation la Montagne)