Salers, cîté millénaire pétrie d'histoires et de traditions; le XXIème siècle sonnera sa Renaissance ! Ensemble, ayons à cœur de faire revivre Salers
27 Janvier 2009

La majorité de la population française se sent peu concernée par les tumultes théologiques qui agitent l'Eglise catholique depuis 1965, date de la clôture du Concile Vatican II.
A cette époque, Monseigneur Marcel LEFEBVRE s'oppose à la vulgarisation totale de la liturgie, défendant coûte que coûte, la messe en latin. Presque 20 ans de bras de fer amèneront le Pape Jean-Paul II, en 1988, à refuser le sacre de 4 évêques par Mgr LEFEBVRE; ce-dernier avait outrepassé son droit, il fut suspendu a divinis. C'est le début du fondamentalisme catholique contemporain, incarné par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.
Dans le même temps, Monseigneur LUSTIGER, archevêque de Paris fait célébrer dans l'ensemble de son diocèse, des messes tridentines (en latin) pour accueillir les fidèles en proie aux doutes, l'église parisienne est ébranlée par ce qui s'apparente à un schisme (Pour mémoire, l'Eglise a connu deux schisme, en 1054 avec la future Eglise Orthodoxe et en 1517 avec les futures églises protestantes).
Les fondamentalistes tiendront dès lors une paroisse symbole: Saint-Nicolas-du-Chardonnet et verront évoluer dans leurs alentours, des courants de pensées réactionnaires, voire révisionnistes. Ainsi, des mouvements extrêmes comme le Front national seront proches de la ligne de pensée de la rigueur théologique de ce courant écclésial.
Depuis quelques années. La nouvelle vague de prêtres traditionnalistes s'interrogeait sur la pérennité de leur schisme. Avec un taux d'ordination élevé, il semblait évident que cette fraternité répondait à un message dans l'ensemble des milieux sociaux.
Ce week-end, Sa Sainteté Benoit XVI a levée vingt ans d'excommunication à l'encontre des 4 évêques, en les réintégrant dans l'Eglise, mettant fin à ce schisme. Pour autant, si la démarche est en pleine phase avec les enseignements du Christ, par le pardon; la viabilité du Concile Vatican II est ébranlée. Il ne faut pas oublier ce que représente l'aggiornamento de 1965, notamment la levée du "déicide" contre le peuple Juif. cet élément met fin à presque 20 siècles d'antisémitisme chrétien.
La déclaration négationniste de Mgr WILLIAMSON est maladroite, surtout à une époque où la ligne théologique de l'Eglise cherche une clarification. Mgr FELLAY a présenté ses excuses au Saint-Père pour les propos honteux de l'évêque incriminé, prenant pleinement conscience du travail méticuleux que l'Eglise conciliaire a entamé depuis 50 ans avec les communautés juives, nos ainés dans la Foi.