Salers, cîté millénaire pétrie d'histoires et de traditions; le XXIème siècle sonnera sa Renaissance ! Ensemble, ayons à cœur de faire revivre Salers
26 Novembre 2007
Les problèmes des banlieues de nos grands ensembles urbains ne sont pas le lot des habitants du Cantal; effectivement à chaque territoire, ses contraintes.
Hier, un accident entre deux jeunes sur une moto et une voiture de police, au cours duquel ces jeunes ont trouvé la mort, a été l'occasion pour quelques jeunes d'exprimer une rage, une haine et surtout de la défouler sur des commerces et des aménagements urbains.
Au même moment, deux jeunes femmes, à qui la vie offrait tout, ont été mochement poignardées; mais là, à part un fil d'info médiatique, nous n'avons pas vu de mouvement de foules, ni même de menaces de grèves des agents des transports en commun pour dénoncer des carences de sécurité pour les usagers...
J'ai regardé ce matin avec attention la manière dont l'info était présentée; un maire "socialiste" gêné de ne pouvoir s'exprimer davantage; campagne électorale oblige et positionnement politique aussi...
Plusieurs minutes sont consacrées à voir des magasins cramer (pour sur que les propriétaires sont fautifs de la mort de ces deux jeunes); à l'interview de riverains, notamment un monsieur d'origine africaine en train de crier au meurtre en accusant les policiers d'avoir "tué" ces jeunes; il est évident que l'on forme des fonctionnaires de police pour qu'ensuite ils s'amusent à "tuer" des jeunes de banlieue qui roulaient ... sans casque... j'aurai quand même voulu savoir dans quel état sont les fonctionnaires actuellement (choqués, bléssés ... parce que leur voiture est littéralement explosée).
Une fois encore, la mission de service public de la police (servir et protéger le citoyen et pas le tuer j'entends) s'avère difficile à mener; la haine sensible des soi-disants témoins de la scène à l'égard de la police dénonce surtout une haine à l'égard des institutions de la République, celle de notre pacte citoyen, de notre vivre ensemble. Contre celà, il n'y a pas d'excuses à apporter; d'abord parce que la Loi du Talion n'est pas la solution et qu'ensuite cramer des supermarchés ne ramenera pas les deux jeunes.
Enfin; que faisaient-ils sans casques? Parce que il me semble que c'est obligatoire, le port du casque, ça ne les aurait peut-être pas sauvé, peut-être ou peut-être pas; on ne le saura jamais, toujours est-il que, vu l'état du pare-brise de la voiture de police, si c'est la tête qui a tapé, quels que soient les fautifs, c'était irrécupérable.
Enfin comme l'a dit le Maire de cette commune de banlieue; une enquête doit déterminer les causes de l'accident; j'espère que les médias seront aussi prompts à relayer les conclusions que rendra la justice de la République, qu'elle n'a relayé ce matin les déclarations de riverains...
Mais j'oubliais, pendant ce temps là,deux jeunes femmes étaient en train de mourir, baignant dans leur sang, dans l'indifférence générale, avec plusieurs dizaines de coups de couteau dans le thorax... là pour l'instant pas de fautif identifié; ceci dit je doute que l'on puisse évoquer la thèse de l'accident une seule seconde (alors que dans le cas des deux jeunes en moto, c'est encore une hypothèse)... mais la étrangement, pas d'émeutiers pour cramer une rame de RER, ni de magasin; étonnant, non? Parce que là, c'est bien de meurtre dont on parle, pas d'hypothèses; deux femmes massacrées (pour quoi, de l'argent, du sexe, de la drogue...) et laissées pour morte dans une rame de train et personne pour protester, personne pour râler, personne pour porter le deuil, personne pour se venger.... comme quoi la vengeance est bien subjective...
Pas un seul syndicat du rail (pourtant on les a entendus ces deux dernières semaines) pour proposer une grève qui porte sur autre chose que les privilèges des corps de métiers qu'ils représentent? C'est étonnant, en 1995, je me rappelle de ces 5 semaines de grève qui ont mis la France dans le désarroi; de ces petites entreprises qui ont fait faillite parce que leur chiffre d'affaire se faisait sur la vente par correspondance; de ces milliers de lycéens et d'étudiants obligés de trouver un systèm "D" pour aller en cours.... pourquoi? Parce que les syndicats refusaient d'aligner les cotisations du public sur le privé? Et on nous parle d'égalité, pfffff
En 2007, nombreux étaient ceux qui voulaient ressuciter cet esprit; oui mais la population s'est détachée de ces revendications; les syndicats ne représentent qu'un faible taux de salariés et sont à bout de souffle. Etrangement, pas une seule initiative de fermer la ligne sur laquelle les meurtres ont eu lieu, n'a été proposée; ça aurait pourtant été une initiative louable.... Enfin chacun voit midi à sa porte et le message parle de lui-même pour ces deux histoires:
Une jeune citoyenne lambda doit risquer de se faire renverser par une moto avec deux jeunes sans casques pour aller prendre son RER après 15 jours de grève et s'y faire trucider dans l'indifférence syndicale...
Allez courage, c'est bientôt Noël.