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  • : Salers éternelle, cîté millénaire aux multiples visages et aux mille feux; le XXIème siècle est l'occasion de sonner la Renaissance d'un village qui sommeille depuis trop longtemps ! Ensemble, ayons à coeur de faire revivre Salers
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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 08:12

On me prie de vous annoncer de la publication prochaine d'un ouvrage consacré à la Mise au Tombeau de Salers.

Une Mise au Tombeau du XVème siècle - De la Bourgogne à la Cathédrale d’Albi

Par René Visy

Ouvrage relié de plus de 200 pages, format 21 x 27, 440 photographies. Impression couleur sur papier 170 g. Numérotation des 100 premiers exemplaires. Tirage limité. Parution : juin 2007.

Le plus beau monument de pierre du Cantal

C’est en 1495 que le prêtre Géraud Vitalis décida d’installer dans la chapelle Notre-Dame-de-Grâce de l’église Saint-Mathieu de Salers une Mise au tombeau remarquable par sa qualité et son état de conservation. Les archives sont muettes sur le scuplteur, mais le style, la manière dont est traité le sujet, la qualité du travail, nous permettent d’entrevoir de très près, par la comparaison photographique avec le reste de la statuaire gothique environnante, qu’il venait du grand atelier d’Albi.

Cette quête difficile, si elle ne permet pas totalement de conclure, ouvre à coup sûr pour les chercheurs à venir de nouvelles pistes. Cette sculpture qui est la plus belle œuvre de pierre du Cantal mériterait bien à elle seule un livre. Sa situation à Salers, loin d’être le fait du hasard, conforte le rôle historique de cette petite ville moyenâgeuse, tant et si bien qu’on peut dire que cette perle sculpturale est véritablement enchâssée dans un écrin gothique monumental à la fois artistique et historique.

Prix du livre à la parution : 60 € 
**********

Moins cher en pré-vente : Offre valable jusqu’au 30 avril 2007. A renvoyer au :

DOCTEUR RENE VISY - 63 AVENUE DE LA REPUBLIQUE  15000 AURILLAC

Mme, Mlle, M. …………….

Adresse………………………..

->joint un chèque de 48€ et retirera l’exemplaire au cabinet médical du Docteur Visy, 63 avenue de la République, 15000 Aurillac

->joint un chèque de 55€ (48€ + 7€ de frais de port) et recevra l’exemplaire l’adresse ci-dessus.

Date et signature……………………..

Pour tous renseignements : tél. : 04.71.48.16.44 (cabinet médical) ou 04.71.48.51.80 (domicile)

************

Vous pouvez également le faire réserver chez Mlle Célia GRANJEAN - Librairie Barbe-Bleue - Place Tyssandier d'Escous 15140 Salers - 04 71 40 72 42

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 07:37

Ce message s'adresse à tous qui, concernés ou non pas l'histoire du Cantal, sont susceptibles, en fonction de leurs relations; de débusquer un témoignages ou une informations.

La Montagne du 24 février 2007 nous annonçait que Jean-Baptiste LEDYS, rechercherait, afin de réaliser un article, tout document, photo et témoignage sur un avion de guerre allemand qui se serait écrasé sur le puy Violent en 1943. (Contacter la Montagne, 36 rue du 14-Juillet, 15000 Aurillac, tél : 04.71.45.40.20).

A titre personnel, j'ai une photo de la queue de l'avion en question, récupérée dans un vide-grenier en 2005 que j'adresse à Mr LEDYS d'ici peu.

ju188.jpgPour les puristes, il s'agirait vraisemblablement d'un Junkers JU-88. Il s'agissait des bombardiers moyens de la Luftwaffe du type Heinkel He-111 ou Dornier Do-17. Ce type d'appareil était en service depuis 1939, puisqu'il a fait les campagnes de Pologne, de France et d'Angleterre.

Il s'agissait d'appareils d'une autonomie correcte pour l'époque mais dont le système de défense était pauvre et lors de bombardements de nuit, ils se retrouvaient sans défense face à la Flak britannique et les chasseurs les escortant ayant moins d'autonomie (Messerschmitt BF109, Focke Wulf Fw190, ..) les rendaient proies faciles face aux Hawker hurricane et aux Supermarine Spitfire.

 

Cédric TG

Junior de l'Aéro-club de France

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 09:49
Parce que Salers n’est pas tout le Cantal, même si nous y revenons sans cesse au grè des conversations, j’ai pu profiter cette semaine de quelques rencontres et impressions appréciables au plus haut point.
 
Mardi a, avant tout, été l’occasion de rencontrer Monsieur René Monboisse, Président de la Photothèque et Archives cantaliennes, qui était présent la veille à une réunion organisée à Salers à propos de l’élaboration d’un site Internet pour faire la promotion des activités commerciales (que l’on me corrige si je me trompe).
 
René Monboisse donc, n’est pas une personnalité anodine pour la Haute-Auvergne. Alors si nous avons pris plaisir à confronter quelques points de vue dynastiques qui opposeraient naturellement n’importe quel légitimiste à un orléaniste, nous n’avons pas pour autant perdu un instant de nous apprécier.
 
Monsieur Monboisse m’a donc chaudement recommandé de consacrer un message sur mon blog à son charmant Château du Cambon sur la commune de Saint-Cernin, ce que j’exécute immédiatement :
 
 
le-cambon.jpgLe Château du Cambon est une ancienne place-forte du temps des Guerres de Religion. Il a conservé sa terrasse de défense, ses murailles et les vestiges de sa poterne.
 
Vers 1755 le Marquis de Calonne, seigneur du lieu, le transforma en une résidence de plaisance. Il est aujourd’hui le témoin vivant de l’art de vivre à la française à la fin du XVIIIème siècle, prenons-en pour preuve les enfilades de pièces de réception, le décor intérieur totalement préservé y compris le mobilier. Ce qui vaut à ce château d’avoir de nombreuses parties classées : communs ; pigeonnier ; fontaine ; grange ; porche ; décor intérieur
 
La particularité du lieu est de pouvoir, sur demande au propriétaire, organiser des soirées et animations dans le style du XVIIIème siècle : En costume, avec présentation d’une table pour dîner à la française.
 
Les jardins à la française qui accueillent des ifs et des buis taillés en forme d’allées, d’arabesques et de festons de 250 ans, ont été réalisé au XVIème siècle. Ils sont ornés d’un bassin allégorique et sont entourés de bosquets.
 
Le propriétaire fait visiter sa demeure du 1er Juillet au 31 août de 14h30 à 18h30. En septembre, cela se passe sur rendez-vous. La visite commentée comprend : L'intérieur (salons, salle à manger, bibliothèque, chambres de maître, galerie, chapelle) et les jardins. Les tarifs restent justifiés tant le lieu est religieusement entretenu, 4 € pour les adultes, 1,5 € pour les enfants. Tél. 04 71 48 34 63/ 04 71 47 60 48
 
Une nocturne chaque Samedi soir est dédiée à Mozart, son œuvre inonde alors les murs et les coursives du Cambon afin d’envoûter l’auditoire dans un décor orné de candélabres et dans un univers où le temps n’a plus de sens.
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 13:13
Après une prise de contact avec les Franciscains de Toulouse, dont le Couvent des Récollets de Salers sous l’Ancien régime relevait. J’ai pu entamer une correspondance avec le Frère archiviste, Hugues DEDIEU ofm,  qui m’a transmis toutes les informations dont il disposait.
 
Ainsi dans un ouvrage de Frédéric MEYER, « Pauvreté et assistance spirituelle, les franciscains récollets de la Province de Lyon », publié en 1997 ; il nous est révélé qu’il y a 7 frères présents dans le couvent de Salers aux alentours de 1725-1730.
 
Si la plupart des couvents récollets du diocèse de Clermont (dont Salers dépendait) relevaient de la Province de Lyon, celui de Salers relevait de la province récollette du Saint-Sacrement de Toulouse.
 
Les archives de la province nous révèlent que:
«  La fondation a été réalisée à l’initiative de la population locale. C’est à partir des années 1623-1625 que les habitants du lieu manifestèrent leur intention d’avoir une communauté de Récollets parmi eux. Ils exposèrent leur projet au Père Séverin RUBERIC, Mineur provincial, et à son définitoire. Réunis à Tulle le 30 août 1625, ceux-ci transmirent la requête de l’évêque de Clermont, Joachim d’ESTAING, qui accorda l’autorisation requise.
Les Récollets furent introduits seulement trois ans plus tard, le 14 juillet 1628. La construction du couvent commença le 22 septembre suivant, sous les auspices de Jeanne de LEVIS, dame de Pesteils, comtesse de Caylus, co-seigneur de Salers.
En décembre 1632, 6 frères composent la nouvelle communauté.
A l’époque de la commission des réguliers, il y a toujours 6 récollets à Salers, mais leur présence n’est pas sans poser certains problèmes de subsistance : d’après le rapport rédigé en 1767 par le Mineur Provincial de Saint-Sacrement, les Récollets, malgré les services qu’ils rendent à la ville et à la campagne, ont eu toujours grand peine à vivre ; le couvent est donc « à charge à la Province », et ses occupants pourraient être employés « utilement ailleurs ». 
 
Les travaux de Henri LEMAÎTRE en 1927, « Géographie historique des établissements de l’Ordre de Saint-François en Aquitaine (sud-ouest de la France) du XIII° au XIX° siècle », nous révèlent que le couvent de Salers en 1635 fit parti d’un groupe de dix couvent qui formèrent la province de Saint-Sacrement de Toulouse aux dépends de la Province de l’Immaculée-Conception.
 
Il nous est parvenu néanmoins un acte capitulaire de la communauté, daté du 10 décembre 1632 concernant la réception d’un document de Rome, les signataires semblent être : Fr. Jacques DELOHOBIAGUE (?), gardien ; Louis DUBOURG ; Germain CEALVE (?) ; Maximilien BONAIGUE ; Clément GREU ; Henri BAVEAU.
 
En 1790, il semblerait que l’ultime gardien de ce couvent ait été le Père Damase AUDINET, né en 1754 au Village du Genestou en Corrèze (AN, D XIX 2)
Voici quelques références archivistiques :
AD Cantal, 42 H
AD Haute-Garonne, 125 H 13, dossier Salers (1623-1641)
AD Gironde, H Récollets, liasse 216, n°118 et suivantes
AN, 4 AP 57, P 534, 541
Enfin les recopies de textes intégraux relatifs au couvent de Salers, extrait des "Annales minorum seu trium Ordinum a s Francisco institutorum", par le Pere Aniceto CHIAPPINI - Tomus XXVII (1628-1632), Prope Florentiam, 1934.
"LXXVI. Recollectorum domicilia in Gallia maxime florent. Salerni (Salers) cives, eorum fama commoti, an 1628, die 14 Julii, decreverunt illis dare solum pro conventu S. Bonaventurae exstruendo intra civitatem et aureos nummos mille; ac die 22 Septembris Joanna de Levis, Salerni civitatis ex parte domina, totius conventus fundationem suscepit et incepit, eiusque heredes ad exitum perduxerunt. In hoc autem coenobio sodalitas Tertii Ordinis ac Confraternitas chordae S. Francisci erectae sunt. Eodem anno pro iisdem Recollectis erecti sunt conventus ad Marennes, conventus ad Rupellam opera Regis Christianissimi ab haereticis vindicatus, et conventus ad oppidum S. Andreae de Cubzac in Aquitania. Recollecti Provinciae S. Andreae suum domicilium fixerunt ad Commines die 3 Junii 1628, idest P. Bonaventura Vigneron, P. Joseph Vanest de Flandria, ac Fr. Hilarion Roux; et primum quidem habitarunt in domo quadam saeculari in platea civitatis, deinde, nempe ab anno 1634, in alia super via quae insulam (Lille) ducit, ac demum (1655) conventum exstruxerunt in agro ipsis donato a soroibus Griseis nuncupatis, ubi ipsis quoque sanctimonialibus plurinum inservierunt adiumentoque fuerunt."
FERDINAND-DELORME, OFM, "Tabula chronologica Provinciae SS Sacramenti deu Tolosanae, Fr-Min- Recollectorum" dans "Archivum Franciscanum Historicum" (Florence), Tome XVIII.
"Salernum urbs supra montes superioris Arverniae in diocesi Claromontana sita est. Cives eius, fama quae de sanctitate fratrum Recollectorum spargebatur commoti, anno 1628 14 iulii decreverant ipsis solum dare intra civitatem et aureos nummos mille, annuente illmo episcopo Claromontano Ioachim d'Estaing; die vero 22 septembris eiusdem anni, illustris dom. Ioanna de Levi, dom. de Pesteils, comitissa de Quaylus ac dictae civitati ex parte domina, totius conventus fundationem susceptit et incoepit, quam ipsius haeredes, ad quos ius patronatus delatum est, perfecerunt. Ecclesia ampla ac optime ornata est et D. Bonaventurae sacra, cuius reliquia in prima capella a dom. Rigaldo de Thoury findata servatur et magna veneratione colitur. Secunda, D. Iosepho Virginis deiparae sponso dicata, fundatorem agnoscit dom. de Chazettes, in curia praetoria Salernensi consiliarium regium et in quaestoria protopraesidem; nunc ius patronatus ad dom. de Bassignac, nobilis ac illustris familiae de la Pontat, devolutum est. Floret ibi confraternitas Tertii Ordinis ac chordae S.P.N.S. Francisci."
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 00:00

Pour répondre à une "commande", je vous adresse ci-dessous, le texte relatif au voile de la Vierge de la mise au tombeau de Salers, il s'agit du texte que vous pouvez trouver en entrant dans l'église Saint-Matthieu, tout de suite à droite sur la table près de la mise au Tombeau,les photos suivront dans quelques semaines, bonne lecture.

"Lorsque l'on regarde, un peu attentivement, la mise au tombeau de Salers, il apparait que la bordure du voile, qui recouvre la tête de la Vierge, porte une inscription. Mais, jusqu'à ce jour, malgré les trois lettres VEX, bien lisibles et qui se répètent deux fois, nul n'était parvenu à lui trouver un sens.

La conclusion du visiteur ordinaire était en général que ces lettres étaient purement décoratives et nullement porteuses de sens. Vite découragé, il arrivait à cette conclusion qui allait dans le sens de la facilité, voire de sa paresse.

Ce ne fut pas le cas, lorsqu'un visiteur de passage, amateur de cryptographie, le chanoine TONNELIER, s'est, en 1972, penché sur l'énigme et en a enfin trouvé la clef (1). Ce texte qu'a bien voulu nous confier M. L'Abbé Elie DELACELLERY, curé-doyen de Salers, lui avait été transmis par M. Jacques BAUDOIN (2) qui le tenait de son auteur. Ce savant cryptographe, après avoir décrypté de très nombreuses inscriptions, non moins énigmatiques, avait enfin réussi à lire celle-ci. (A.M)

Cette inscription présente un procédé de typographie assez différent des procédés habituels, et assez difficile à déceler. Les lettres déformées sont en fait assez rares. Toute la difficulté réside dans leur agencement vraiment original et très savant.

On y remarque tout d'abord trois suites de lettres identiques, VEX ou VEXA se suivant de près et destinées à dérouter. La première et la troisième se répondent exactement, chacune précédée du même mot ITA et suivie de la même lettre C: ITA VEXA C

Par contre la séquence médiane est quelque peu différente. Elle n'est pas précédée par ITA, ni terminée par A. C'est là que se trouve vraisemblablement la combinaison fallacieuse.

Enfin un groupe de lettres temine l'inscription. Ce sont elles qui se lisent avec le moins de difficulté. Il faut donc commence par elles. Partant du C qui termine (ou suit) la séquence VEXA, nous trouvons une lettre assez originale où, après examen, on ne peut reconnaître qu'un D. Suivent les deux lettres conjointes VC; et pour finir, une lettre qu'on pourrait prendre pour un a ou un u cursifs. Il faut y voir deux lettre liées: un i cursif lié à un t oncial. Cela nous donne donc "ducit". Et cela est d'un grand intérêt, car cela nous donne le verbe; et qui tient le verbe, tient déja la moitié de la difficulté.

Déja en effet, la construction de la phrase apparait: nous comprenons que nous avons un sujet, ITA VEXA (tus ou ta) qui DUCIT un complément direct, ITA VEXA (tum ou tam)

Reste donc le VEX central et mystérieux. C'est bien là, en effet, qu'est le "piège". Je passe sur la longue suite de combinaison qui m'ont peu à peu acheminé vers la solution, je vous donne simplement le résultat: le V ne doit pas se lire V mais U; l'E qui suit est en réalité une lettre double où nous trouvons L E conjointes; et quand à l'X, pourtant identique à celui du VEXA de la première séquence, il faut y voir aussi une lettre double qui se décompose en un I (le bâton de gauche à droite) et une S (le bâton de droite à gauche et légèrement tordu à ses deux extrémités) mais une S retournée au lieu de S

Nous trouvons donc UELIS Nous voyons alors se dessiner un mot intéressant: ACULEIS Mais que deviendrait le premier VEXA privé de A? C'est ici qu'il faut songer à ce genre d'abréviation que j'appelle le "tuilage" Il consiste à ne pas répéter une lettre, quand c'est la même qui termine un mot et qui commence le suivant. Les deux lettres se recouvrent pour ainsi dire l'une l'autre, comme sur une toiture, le bord inférieur d'une tuile vient recouvrir le bord supérieur de l'autre. C'est ici le cas: la lettre A appartient à la fois à VEXA et à ACULEIS.

Restent des abréviations. Il est visible que les deux VEXA sont des participes passés du verbe VEXOR, qu'ils sont abrégés et supposent une finale appropriée, l'un étant, nous l'avons vu, le sujet et l'autre le complément direct du verbe DVCIT. L'un recevra donc la finale TVS ou TA. C'est le sens où le contexte qui en décideront. Or compte tenu du "tuilage" dont nous venons de parler, la finale en A s'impose afin d'assurer la liaison VEXATA-ACVLEIS. L'autre VEXA se terminera donc par TVM ou TAM. Nous verrons que le sens imposera la finale TVM

Entre ce VEXATVM et le verbe final DUCIT, il reste encore une lettre, C, qui ne peut se rattacher quà DVCIT et qui, elle aussi, recèle une abréviation: "ON" Nous lirons donc CONDVCIT.

Au total, nous trouvons donc:

ITA VEXATA ACULEIS ITA VEXATVM CONDVCIT

ITA VEXATA - Elle est accablée (s.e La Vierge)

CONDVCIT - Elle accompagne

ITA VEXATVM - Lui si accablé (s.e Son Fils)

ACULEIS - Par des souffrances lancinantes (aculeus-souffrance "aigüe". Comparer avec "Tu devicto mortis aculéo.." dans le TE DEUM)

En bon français: "La Vierge, si accablée qu'elle soit elle-même, accompagne pourtant son Fils, si accablée de souffrances les plus lancinantes."

Cela ne convient-il pas parfaitement à l'héroïsme de la Vierge accompagnant son fils sur le chemin du Calvaire?

Chanoine TONNELIER

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8 novembre 2006 3 08 /11 /novembre /2006 00:00

Le site Reussir 15 (que j'ai omis de mettre dans les liens, oups !) consacre un bel article à la revue "L'Union du Cantal", je vous le retranscris ici dans son intégralité

 

"L´Union du Cantal" fête son 60e anniversaire. C´est en effet le 3 mars 1946 que paraissait le premier numéro du "Paysan du Cantal", devenu "L´Union agricole et rurale" en 1982, puis "L´Union du Cantal" en 2003.
 
La première Une du Paysan du Cantal en 1946.
La première Une du Paysan du Cantal en 1946. - © L'Union du Cantal

Le monde paysan a toujours eu le sens de l´organisation. Il a su, notamment après la 2e guerre mondiale, mettre sur pied toutes les structures nécessaires au développement de l´agriculture, y compris un outil de communication, sous la forme d´un journal : le premier numéro du "Paysan du Cantal" est paru le 3 mars 1946, il y a tout juste 60 ans. La profession agricole se dotait ainsi d´un outil qui a accompagné l´extraordinaire développement de l´agriculture cantalienne et n´a cessé d´évoluer avec elle. Si bien que, malgré la diminution de la population active agricole, le journal a réussi à conserver et faire progresser son lectorat, en ouvrant son contenu à l´actualité départementale et à la vie locale, ce qui lui a permis de capter de nouveaux lecteurs et d´élargir son audience bien au-delà de la sphère agricole.

 

Une stratégie d'ouverture

"Un journal paysan fait pour les paysans par des paysans", proclamait le premier éditorial. Porté par les organisations professionnelles agricoles, le journal a été directement géré par la FDSEA jusqu´en 1970, date de la création d´une société d´édition indépendante et de l´embauche des premiers salariés. En 1982, le journal change de nom pour devenir "L´Union agricole et rurale". Parallèlement, un réseau de correspondants locaux est créé, puis le titre deviendra bi-hebdomadaire en 1985. A l´époque, les dirigeants du journal avaient fait le constat que les agriculteurs du département n´avaient souvent que "Le Paysan" comme source d´information, et qu´ils avaient certes besoin d´informations sur leur métier, mais aussi sur leur environnement économique, politique, social, culturel dans un milieu rural dont ils restent des acteurs essentiels, au-delà de leur métier, mais qu´ils doivent apprendre à partager avec d´autres. L´agriculture s´ouvrait, son journal aussi : le changement de titre manifestait clairement la volonté de faire de ce média un trait d´union entre tous les ruraux et tous les Cantaliens. Cette stratégie d´ouverture a conduit à une nouvelle évolution du titre qui, en 2003, est devenu "L´Union du Cantal". Dans le même temps, le journal modernisait sa maquette et ses outils, au prix d´un important effort de formation et de professionnalisation de son personnel.

200 correspondants locaux

Aujourd´hui, L´Union est diffusé deux fois par semaine (le mercredi et le samedi) auprès de 8 000 abonnés. Son lectorat est composé à 80 % d´agriculteurs actifs (95 % des exploitations agricoles du département sont abonnées). La part du lectorat "non agricole" atteint 20 % et ne cesse de croître. Il est devenu le 2e journal du département en nombre d´abonnés derrière le quotidien régional. Selon les enquêtes lectorat réalisées ces dernières années, L´Union, qui est également diffusé en kiosques, est lu par plus de 40 000 lecteurs. L´Union emploie actuellement 14 salariés, dont 7 journalistes répartis sur tout le département (Aurillac, Mauriac, Saint-Flour). Il dispose de son propre atelier PAO (Publication assistée par ordinateur) qui réalise à Aurillac la mise en page du journal (2 400 pages produites chaque année), pour être imprimé ensuite sur les rotatives de L´Eveil au Puy-en-Velay. Il s´appuie sur un réseau de 200 correspondants locaux bénévoles dans autant de communes. L´Union traite aujourd´hui de tous les sujets qui font l´actualité du département : informations économiques, sociales, politiques, culturelles, sportives…

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 00:00

Lorsque l'on arrive à Salers, on a toujours tendance à penser que rien n'a bougé depuis des lustres. Et pourtant, comme partout ailleurs, les aléas politiques et sociaux ont marqué notre cité.

En 1625, la comtesse de Caylus ayant des interêts fonciers dans la cité, contribue à l'installation d'un couvent de Franciscains Récollets (ordre mineur de stricte observance) du côté de Barrouze. Autant il m'a été possible de retrouver les archives du couvent de Notre-Dame autant les données relatives au couvent des Recollets sont presques inexistantes.

Il y a bien quelques renseignements dans les annales du couvent de Notre-Dame, ainsi que dans la série relative aux biens nationaux aux Archives départementales, mais hélas rien ne développant la vie des franciscains, ni même leurs identités, les comptes de leurs activités ou leurs relations avec leur hiérarchie provinciale ou le clergé local.

A force de recherche, toujours périphériques, on retrouve bien quelques traces, notamment une lancée ogivale dans l'une des maisons de Barrouze qui fait face à l'hôtel des Remparts, dont Philippe Garrigue m'a expliqué qu'il s'agissait d'un vestige du couvent qui, hélas, n'avait pas survécu à la Révolution.

Enfin une autre curiosité historique sur l'un des murs de l'eglise paroissiale. Une porte est percée du côté de la mise au tombeau (côté sud). En fait, elle n'est pas percée mais installée. Il s'agit d'une des portes de l'ancien couvent des Récollets que l'abbé Cheyrier, alors curé de Salers, aurait fait transporter comme seul vestige exploitable.

Cela paraissait peut-être évident pour les gens de l'époque, néanmoins c'est le symbole positionné en chef de la porte qui m'a mis la puce à l'oreille: les deux mains qui se serrent au dessus de la croix sont un symbole franciscain, propre à cet ordre, il ne peut donc y avoir de doute sur son origine. C'est en visitant Notre-Dame de la Garde à Marseille et en y découvrant l'appartenance franciscaine de ce signe que j'ai définitivement fait le rapprochement.

Porte latérale contre l'Eglise Saint-Matthieu de Salers

En lisant l'histoire de Saint-Louis d'Anjou, évêque de Toulouse, à Marseille, on découvre l'explication de ce symbole:

Il n'empeche que les données sur ce chapitre de l'histoire de Salers (presque 170 ans tout de même) reste pour l'instant sous silence et ce coup-ci, il n'y a pas eu d'évêque belge pour accueillir les religieux expulsés avec leurs archives.

A suivre aussi ...

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 00:00

Adolescent, j'ai longtemps regretté que la commune de Salers ne dispose pas d'un fonds bibliothécaire propre et plus précisément les ouvrages traitant de la cité sous toutes ses formes.

A force de recherches, il m'a été possible de dresser une première mouture de liste qu'il serait opportun qu'un jour, Salers possède.

GARRIGUE, Philippe: Les Seigneurs de Salers, essai généalogique, 2006.

MEYNIEL, Benjamin: Un Magistrat auvergnat dans la mouvance royaliste à l'apogée de La Ligue: Jehan de Vernyes, 1589-1593. mémoire de master I, Limoges, 2005.

Salers, choses et gens de Haute-Auvergne, collectif, 2004.

TARTAUD-GINESTE, Cédric: Histoire religieuse de Salers, paroisse de Haute-Auvergne à l'époque moderne - 1450-1792, Mémoire de Maîtrise d'Histoire, Sorbonne, 2002.

DESCOEUR & GARRIGUE: Les tapisseries du Canton de Salers, Aurillac, 1992.

IUNG, Jean-Eric: Salers, de la renaissance à l'age baroque - 1990.

DELANGLE, Gérard: Le Voeu de ville de Salers - 1586, Aurillac, 1989.

GARRIGUE & VANDEPLAS: Chronologie sagranière, Salers, 1987.

GOLDSMITH, James Lowth: Les Salers et Scorailles, seigneurs de haute-auvergne. 1500-1789, Clermont, 1984.

DOMPNIER, Bernard: La présence franciscaine en Auvergne, 1983.

BOUILLET, Nobilaire d'Auvergne, Montpensier, Paris, 1973.

RIBIER, René de: Les paroisses de l'Archiprêtré de Mauriac, Notice historique, Champion éditeur, 1920.

JALENQUES, Lous: Salers, notice historique et descriptive à l'usage des touristes, 1912.

ROBERT, Léon: Guide de Salers (avec plan de la ville), illustrations de M-J. Diernat, non daté.

CHEYRIER, Abbé, curé de Salers: Pieux et tristes souvenirs du monastère Notre-Dame à Salers, Mauriac, 1904.

Souvenir de Notre-Dame, Salers, 29, 30 et 31 juillet 1901. Hommage de reconnaissance et de respectueuse affection à Madame la Supérieure.

CHEYLUD, E.: La réaction religieuse dans le Cantal apreès thermidor, les journées des 11 t 12 brumaire an IV à Salers et à Saint-Bonnet, Paris, 1901.

DELRIEU, Abbé: L'ancienne Mission de Salers (1674-1792), 1895, Saint-Flour, Boudounelle.

LESMARIE, Abbé, curé d'Anglards: Le vœu de ville à Salers, discours prononcé le 1° février 1894, Saint-Flour.

CHABAU, Abbé J-B.: Pélreinages et sanctuaires de la Sainte Vierge dans le diocèse de Saint-Flour. Aurillac, 1888.

RANDANNE, Abbé: Etude historique sur l'ancienne mission diocésaine de Clermont et ses quatres maisons: l'hermitage, Salers, Banelle et La Chasse, Clermont-Ferrand, 1885.

RIBIER du CHATELET, Docteur, Dictionnaire statistique et historique de département du Cantal, 1857.

En préparation (pour 2007 ou 2008):

Histoire du couvent Notre-Dame de Salers, d'après les manuscrits de l'Abbé Cheyrier et les annales de l'Ordre.

La compagnie de Notre-Dame dans les diocèse d'Auvergne de sa première implantation aux lois combes.

Il existe encore d'autres ouvrages pour compléter ce premier jet, alors profitez-en, c'est un blog, c'est fait pour s'enrichir de la contribution de chacun!

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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 00:00

Toutes les civilisations ont vu le même phénomène, à savoir remployer les vestiges d'anciens bâtiments pour en constuire ou consolider de nouveau. Salers ne fut pas en reste de telles méthodes.

C'est de la manière la plus accidentelle, que cet été, j'ai découvert une curiosité dans la cheminée du bar "le rétro" en bas de la rue du Beffroi.

Au lieu d'y trouver une traditionnelle plaque de cheminée, c'était une pierre de taille conséquente avec une particularité, celle d'avoir les armoiries de la compagnie de Notre-Dame, le couvent dont je vous parlai précedemment!

Alors les paris sont ouverts pour en savoir davantage. C'est un mystère sans en être un, il s'agit probablement d'une pierre provenant du démembrement du couvent, mais viendrait-il de la clôture brisée sous la Révolution? ou de la destruction du couvent après la seconde guerre mondiale?

J'attends de vos nouvelles la-dessus et d'ici là je continue de prospecter, et j'en profite pour vous laisser une petite photo de la cheminée !

 

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 00:00

Cette thématique se veut dédiée à toutes les petites histoires qui font celle de cette cité millénaire, bonne découverte et bonnes critiques surtout !!!!

 

La plupart des historiens ont recherché l'origine étymologique de la cité de SALERS. Tous ont soulevé les memes hypothèses dès lors qu'ils avaient accès à des documents. Que ce soit l'Abbé Chabau, le Professeur Ribier du Chatelet ou plus récemment James Goldsmith dans les années 80, le mystère reste entier sur l'origine du nom de Salers et en se perdant dans la nuit des temps.

Au fait historique succède le mythe.

Au XIème siècle, il est attesté que la cité de Salers dispose d'une famille seigneuriale, probablement chevaliers, peut-être barons mais rien n'est moins sur.

Ces nobles de Salers sont présents au Concile de Clermont de 1095 lors duquel Urbain II proclame la Croisade des Lieux Saints qui aboutira en 1099 par la chute de Jérusalem. La Haute-Auvergne,comme toutes les régions chrétiennes de l'An Mil, a fourni de nombreux fils de famille pour la libération du tombeau du Christ.

L'histoire de Salers ne remonte guère plus haut dans le temps, le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Pierre le Vif de Sens dont dépendait l'Abbaye de Mauriac fondée par Théodechilde au Vème Siècle l'atteste. Même si ce document est un faux du Xième siècle, il inventorie les bourgs et lieux de vie sur le territoire de cette abbaye et ne référence pas Salers.

Cette ville commerçante, enserrée entre Saint-Paul et Saint-Bonnet, deux grandes entités agricoles, serait dont sortie de la nuit des temps vers l'an Mil.

Le nom de Salers trouve difficilement ses sources dans l'étymologie locale. La plupart des villages étant dédiés à des saints locaux ou jouissant d'une dévotion particulière.

L'hypothèse la plus souvent retenue, parce que rien ne permet de l'affirmer ou de l'infirmer, voudrait mettre Salers en relations avec la cité de Salern en Italie. Cette vieille tradition a la vie dure, d'autant plus qu'elle se couple avec la dévotion local à Notre-Dame de Lorette.

La tradition raconte qu’un chevaliers de Salers, à la suite d’un vœu et en témoignage de reconnaissance pour un grand secours reçu, aurait, à la fin du XIVe siècle, rapporté d’un pèlerinage à Loretto une vierge noire pour que l’on puisse venir l’y vénérer.

Lors de son retour à Salers, il fonda une "chapeloune" du coté du village du Mouriol au nord de Salers. Cette chapelle et sa statue reçut les prières de nombreuses famille dans la peine.

la collusion entre Salers et Salern, tient au fait que chacune de ses deux villes est dédiée à Notre-Dame de Lorette, c'est à dire à la Santa Casa dont on avait craint la perte au 13ème Siècle.

La légende a embelli l’histoire. Elle raconte que des anges ont arraché la maison à la puissance des musulmans pour la transporter en Dalmatie en 1292, puis le 10 décembre 1294, sur le territoire de Loretto, dans la Province des Marches, sous le pontificat de Célestin V.

La vérité est toute autre. Les archives nous apprennent que la maison, vénérée à Nazareth depuis toujours, a été déposée et transportée par bateau par plusieurs croisés d’une famille dont le nom patronymique est "Ange", bien connue à l’époque des croisades.

C’est de là que vient la légende selon laquelle des anges auraient transporté la vénérable demeure à Lorette. La dévotion à la "Santa Casa" se répandit dans toute la chrétienté.

On peut donc affirmer que le pèlerinage de Salers est l’un des plus anciens de France à Notre Dame de Lorette. Le sanctuaire devint un lieu de pèlerinage très fréquenté par les fidèles de la région. Innombrables furent les grâces qu’ils y obtinrent.

Ce premier sanctuaire fut démoli en 1884 et remplacé par la chapelle que nous connaissons aujourd’hui. Elle fut consacrée solennellement par Mgr Baduel, évêque de Saint-Flour, en 1887. La statue vénérée en ce lieu n’est pas celle d’origine. La Vierge noire a été brûlée par les révolutionnaires en 1793 sur l’esplanade de Barrouze ; une Croix de fer y a été érigée en réparation de ce sacrilège.

La statue primitive fut remplacée en 1813 par la statue actuelle, bénite à Fontainebleau par le Cardinal Gabrieli, avec l’autorisation expresse de SS. Pie VII, alors retenu prisonnier par Napoléon. La célébration de la fête se fait traditionnellement le dimanche après la Pentecôte, dimanche de la Trinité ou le dimanche suivant.

A suivre ...

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