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  • : Salers au coeur avec Cédric Tartaud-Gineste
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  • : Salers éternelle, cîté millénaire aux multiples visages et aux mille feux; le XXIème siècle est l'occasion de sonner la Renaissance d'un village qui sommeille depuis trop longtemps ! Ensemble, ayons à coeur de faire revivre Salers
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Nicole MOISSINAC, son blog

François VERMANDE, Conseiller général, son blog

Christiane MISSEGUE, MoDem Cantal

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L'Auvergnat de Paris

Le guide des restaurants auvergnats

Les 8 Filiales de la Ligue Auvergnate et du Massif Central

2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 23:35

http://www.haute-auvergne.org/
C'est en 1898 que se créée la Société des lettres, sciences et arts La Haute-Auvergne (SHA). Elle a son siège dans l’ancien Hôtel de Cébié, ou Roger-Ducos (milieu XVIIIe), rue Vermenouze à Aurillac.
 
La SHA déploie ses activités dans des domaines variés :
 
·        publications :
o       Revue de la Haute-Auvergne, diffusée à tous les abonnés, parution trimestrielle (80 à 100 pages) avec des numéros spéciaux doubles ou triples et des sujets thématiques.
o       Ouvrages de la collection « Mémoires ». Dix ouvrages parus depuis 1993, soit environ un par an.
 
·        manifestations : la SHA organise à l’intention de ses adhérents et, dans certains cas à celle d’un public plus large, des sorties promenades, des colloques, des conférences et des expositions. Ont notamment eu lieu dans un passé récent :
o       Le colloque sur les fêtes civiles organisé à l’occasion de la tenue à Aurillac en 2001 du 60ème congrès des sociétés savantes du centre de la France, celui sur le Cantal et les guerres en 2002 (colloque sur la justice prévu en 2005).
o       L’exposition « 2000 ans d’images du pouvoir en Haute-Auvergne » en 2001.
o       Les sorties promenades annuelles d’été dans la région d’Allanche en 2003, de Beaulieu (Corrèze) en 2004, à Sénézergues et à Conques en 2005, à Montbrison (Loire) en 2006, à Sarlat en 2007.
 
·        Pour encourager la production des auteurs s’intéressant à la Haute-Auvergne, la SHA, enfin, a institué en 2001 un prix littéraire de 1 500 € couronnant tous les deux ans un ouvrage dont le thème rentre dans son objet social et consacré au moins en partie au Cantal. Il sera décerné pour la quatrième fois, avec le concours financier du Crédit Agricole, en décembre 2007.
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Published by Signalé par Isabelle FERNANDEZ-VERGNE - dans Le coin de l'Historien
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 11:22
En prenant connaissance du programme "Lire en fête", qui s'est déroulé sur tout le territoire national ce week-end, je me suis penché plus particulièrement sur la personnalité et l'histoire d'Alexandre VIALATTE qui  était à l'honneur ce week-end à Salers.

Je suis allé de surprise en surprise mais laissez-moi vous dire pourquoi:

D'abord, si Alexandre VIALATTE consacre l'essentielle de sa vie à l'Auvergne, il est natif d'une petite bourgade du Limousin, en Haute-Vienne, Magnac-Laval, le 22 avril 1901.

C'est là que tout est passionnant car cette cité d'un peu plus de 2000 habitants est aussi le village natal de mon arrière grand-mère maternelle, Louise-Marie MONTAUZIER, qui épousa en 1877 mon arrière grand-père Pierre Hippolyte TARTAUD, qui lui, était natif de Darnac dans le Canton voisin, celui du Dorat, tout cela se passe sur les bords de la douce Gartempe, si ce n'est pas une coincidence ça !!! En tout cas, trop flagrante pour que je ne m'attache pas à ce personnage.

Au détour de quelques sites internet et de l'abondante bibliothèque de l'Assemblée, on découvre comment Alexandre se lie d'amitié avec Henri POURRAT, son compagnon de randonnées.

Une première mission en Allemagne au sein de la revue Rhénane, lui fit découvrir l'oeuvre de Franz KAFKA, dont il devint le premier traducteur.

Après la guerre, qui provoqua en lui une révolte psychologique du fait de sa captivité, il rend compte des procès de Nuremberg et devient correspondant du journal La Montagne dans laquelle il publie ses Chroniques.

Fiers de ses boutades, les plus notoires sont à découvrir sans retenues:
  • « Je suis un écrivain notoirement méconnu. »
  • « Pascal aimait tellement l'Auvergne qu'il naquit à Clermont-Ferrand. »
  • « En Auvergne, il y a plus de montées que de descentes. »
  • « L'homme n'est que poussière... c'est dire l'importance du plumeau !


C'est vous dire, du coup j'ai "Vialatte au coeur" :-)
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Published by Cédric TARTAUD-GINESTE - dans Le coin de l'Historien
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 22:26

Chers lecteurs,


La plupart d'entre vous le savent, les livres, et surtout les livres anciens, sont une passion pour moi; il vaut sans doute mieux ce genre de vice que d'autres, à chacun de méditer cet adage.

Depuis que je suis collaborateur parlementaire, je découvre les arcanes de l'Assemblée nationale, et je comprends mieux comment Jacques CHIRAC, notre ancien Président de la République, arrivait à se perdre dans les couloirs et alcoves de la Chambre.

Tout ça pour vous faire partager mon émotion d'hier matin, l'Assemblée était calme, il n'y a pas de séance le Jeudi et les grèves avaient empeché certains appariteurs et assistants de venir travailler.

J'ai donc pu satisfaire ma curiosité et visiter la Bibliothèque de l'Assemblée, il n'y a rien à dire si ce n'est que le plus beau musée du monde reste encore une bibliothèque qui concentre les Arts et Savoirs que les hommes lèguent à leurs descendants. Voir trôner ce magnifique meuble d'inspiration égyptienne qui renferme la "description de l'Egypte" commandée au Général Bonaparte par la Ière République française, perdre son regard sur les étagères d'ouvrages à nervures XVIIIème, contempler cette irremplaçable Sphère armillaire de la fin du XVIème qui siège à l'entrée du bureau de l'Admistrateur; ce fut une délectation sans nom... bref vous l'aurez compris, c'est avec le coeur que je vous parle de ces impressions.

A très vite de vous retrouver,

Cédric Tartaud-Gineste

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 10:54



Le président de la République a demandé lundi à la ministre de la Culture Christine Albanel de «dresser rapidement» un «état sanitaire» des monuments historiques français pour favoriser leur sauvegarde. «Cela ne sert à rien d'être si fier du patrimoine architectural français et de continuer à mégoter pour l'entretenir», a lancé le chef de l'Etat lors de l'inauguration de la Cité de l'architecture et du patrimoine. Il a affiché sa volonté de «modifier considérablement le régime du mécénat» et de favoriser les possibilités de partenariat entre le public et le privé, «en s'inspirant des fonds existants dans le cinéma ou le développement durable». «Faisons comme on fait partout dans le monde au service de cet objectif majeur», a-t-il dit. Le président a demandé à la ministre de la Culture de «dresser rapidement un état sanitaire des monuments classés et inscrits, d'effectuer un bilan des régimes juridiques de protection, de réfléchir (...) à la protection du nouveau patrimoine, d'intensifier les discussions avec les autres collectivités publiques pour améliorer la répartition des rôles en matière d'entretien et de gestion des monuments». Le chef de l'Etat, qui entend «rétablir la sauvegarde du patrimoine comme un objectif important de notre politique culturelle», a souhaité que le nombre de monuments ouverts au public tout au long de l'année «soit significativement augmenté et pas réservé aux seules journées du Patrimoine». Dans un entretien accordé au Monde (15/9) l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang estime qu’aujourd’hui, «la situation de ce secteur est désastreuse. Les chiffres parlent d'eux- mêmes. Depuis 2002, les crédits affectés à l'entretien et à la restauration des monuments historiques ont baissé de moitié. Ils étaient de 536 millions d'euros, ils sont tombés à 270 millions d'euros cinq ans plus tard. Mais le plus grave, ce sont les fluctuations d'une année sur l'autre, les incertitudes, l'instabilité de ces crédits.» Il rappelle que «certaines communes entreprennent aujourd'hui la destruction de leurs églises. La disparition de ces lieux spirituels ne devrait pas être possible, sauf procédure d'exception. Ce patrimoine cultuel, même non protégé, même banal, doit être respecté. Mais comment l'Etat peut-il demander aux collectivités locales de respecter leur patrimoine historique alors que lui-même brade le sien ?»
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17 août 2007 5 17 /08 /août /2007 13:49
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 10:35

Un rapport établi pour le ministère de la Culture par Sophie Barluet, enseignante à l’IEP de Paris, évoque la nécessité d’une nouvelle loi sur les bilbliothèques.
Pour elle, à l’instar de la loi sur les musées, une loi sur les bibliothèques, prenant acte de la décentralisation et de la déconcentration, pourrait avoir comme premier objectif de transférer en totalité ou en partie la gestion d’un patrimoine qui bénéficie par ailleurs des dispositions applicables en matière de biens culturels. Il préciserait le rôle de l’État, et la mission de l’inspection générale des bibliothèques.
La loi devrait néanmoins en premier lieu fournir un cadre juridique à la notion de bibliothèque publique, cadre qui serait applicable à l’ensemble du domaine public. Une bibliothèque se caractérise par des collections qui se renouvellent, par des locaux adaptés et du personnel qualifié. A cette occasion, et dans le respect du principe de libre administration des collectivités territoriales, pourraient être réaffirmés par le législateur les grands principes qui doivent régir les bibliothèques modernes: mission formation, d’information et de culture; liberté et facilité d’accès à tous; pluralisme; capacité à s’insérer dans un réseau; professionnalisme des agents.
Une loi serait enfin l’occasion de renforcer et d’encourager le travail en réseau. Le champ d’application de la loi pourrait concerner l’ensemble des bibliothèques, y compris les bibliothèques universitaires. Une partie d’entre elles conservent des fonds patrimoniaux, et la prochaine globalisation des budgets dans le cadre d’une autonomie des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, justifie que la notion de bibliothèque soit à cette occasion clarifiée.
Parmi les mesures d’accompagnement qui pourraient être prévues, figure la création d’un label «Bibliothèque de France» attribué aux bibliothèques publiques répondant à un certain nombre de critères qualitatifs, et auxquelles, via la Bibliothèque nationale de France entre autres, pourraient être accordés un certain nombre de soutiens pour leur participation à des plans d’action nationaux (pôles associés, dépôt légal imprimeur, numérisation partagée, etc.).
Accéder au rapport, lien ci-dessous.
Accéder à la loi n°2003-517 du 18 juin 2003 relative à la rémunération au titre du prêt en bibliothèque et renforçant la protection sociale des auteurs.


Liens complémentaires :
http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/barluet/livre_2010.pdf
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MCCX0200037L
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 11:09

Durant tout l’été, la salle de lecture des Archives départementales reste ouverte au public. Par ailleurs, plusieurs manifestations sont proposées au public, dans divers lieux du Cantal. L’entrée en est libre dans tous les cas.

Ces conférences et ces lectures d’archives seront l’occasion, pour les Cantaliens et les vacanciers de passage, de découvrir le riche patrimoine écrit, photographique et audiovisuel conservé aux Archives départementales.

  • Jeudi 19 juillet. Menet, salle polyvalente, 18 h 30. Conférence (avec projection) d’Édouard Bouyé, « Symboles et blason sur les linteaux des maisons rurales du Cantal », dans le cadre du 16 e Symposium de sculpture sur pierre de Menet.
  • Vendredi 3 août. Saint-Urcize, chez M. Vigouroux (en face de la mairie), 20 h 30. Lecture d’archives « Saint-Urcize en Aubrac ». Textes lus par le comédien Michel Genniaux, choisis et commentés par Édouard Bouyé.
  • Mardi 7 août. Mauriac, basilique Notre-Dame des Miracles, 20 h 30. Lecture d’archives « Jules-Géraud Saliège, cardinal de Haute-Auvergne ». Textes lus par le comédien Michel Genniaux, choisis et commentés par Édouard Bouyé. Dans le cadre du cinquantenaire de sa mort (hiver 1956).
  • Jeudi 9 août. Arches, à La Thébaïde, 21 h. Lecture d’archives « Eloquence sacrée en Haute-Auvergne (XVIII e-XIX e s.) ». Textes lus par le comédien Michel Genniaux, choisis et commentés par Édouard Bouyé.
  • Samedi 11 août. Le Falgoux, Foyer rural, 20 h 30. Conférence (avec projection et audition) d’Édouard Bouyé, « Joseph Canteloube et les Chants d’Auvergne ». Dans le cadre du cinquantenaire de sa mort (1957).
  • Dimanche 12 août. Vic-sur-Cère, 9h-12. Séance de dédicace d’ouvrages organisée par la commune de Vic-sur-Cère, où seront présentés, entre autres, les livres sur le château de Pesteils (E. Bouyé) et sur les églises de Carlat (L. Gerbeau).

Archives Départementales 
42 bis, rue Paul Doumer
15012 Aurillac Cedex 
04.71.48.33.38
http://www.cg15.fr/archives

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 11:55

Lors de sa déclaration de politique générale le 3 juillet, le Premier ministre a annoncé vouloir faire "expérimenter" la gratuité dans plusieurs musées parisiens et de province, afin d'en "mesurer toutes les conséquences". François Fillon a relevé que cette gratuité provoquait de "vifs débats au sein du monde de la culture".
Différents acteurs du monde de la culture soulignent, en effet, que la gratuité des musées est une mesure populaire, relativement coûteuse, dont l'impact précis sur la démocratisation de l'accès à l'art n'est pas encore bien cerné.
La ville de Paris, sous l'impulsion de son maire, le socialiste Bertrand Delanoë, a opté depuis décembre 2001 pour la gratuité de ses collections permanentes (Carnavalet, Petit Palais, Musée d'art moderne, etc.). Le public a été au rendez-vous : les collections ont accueilli 760 000 visiteurs en 2005, contre 530 000 en 2001, a indiqué Christophe Girard, adjoint (PS) au maire chargé de la Culture. Toutefois, Christophe Girard n'est "pas sûr" d'être favorable à la gratuité totale. Les expositions temporaires des musées de la ville de Paris restent payantes et source, non négligeable, de recettes.
"La gratuité totale, je la plaiderais pour les enfants et les adolescents jusqu'à leur majorité afin de les inciter à se ‘déscotcher’ de l’écran de télévision ou d'ordinateur", explique-t-il.
"Compte tenu des situations très diverses des musées selon qu'ils sont nationaux ou territoriaux, la ministre Christine Albanel a plaidé pour que des expériences puissent être menées avant toute décision sur une éventuelle gratuité. Ces expérimentations permettront d'avoir une cartographie des politiques tarifaires de tous les musées en France", indiquait-on au cabinet de la ministre.
Lors de la campagne électorale, l'UMP avait préconisé la gratuité des musées, pour un coût estimé entre 150 et 200 millions d'euros.
Nicolas Sarkozy n'avait pas repris cette proposition dans son projet présidentiel. Il s'est seulement engagé à "rendre la culture accessible au plus grand nombre".
"Le prix n'est pas le seul obstacle à la fréquentation des équipements culturels, ni même le principal", souligne une étude de deux chercheuses, Anne Gombault (management) et Christine Petr (marketing), réalisée pour le ministère de la Culture.
"La gratuité ne crée pas l'envie de consommer de la culture et moins encore pour ceux qui n'ont pas connu d'expériences satisfaisantes en la matière", expliquaient en janvier les deux professeurs, en y voyant "un outil très sensible, aux effets complexes [...], qu'il faut manier avec prudence."

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 10:36

Un sujet d'actualité qui touche des centaines de collectivités en France, une urgence culturelle et sociale dont on ne s'occupe pas, quelles reflexions faut-il tirer de l'actualité de la loi de 1905?

Des maires sont contraints de démolir leurs églises

De notre envoyée spéciale à Saint-Georges-des-Gardes SOPHIE DE RAVINEL.
Le Figaro publié le 18 mai 2007


Pas moins de 2.800 des 15.000 églises rurales sont en péril selon un rapport rédigé par le Sénat. 

De moins en moins fréquentées, les églises coûtent cher à entretenir et les maires s'interrogent. Faut-il les préserver ou doit-on les démolir ? Pas de doute, de gros nuages noirs surplombent désormais les petits clochers ruraux. Comme si le tabou de leur destruction commençait à se lever. Béatrice de Andia, à la tête du nouvel Observatoire du patrimoine religieux, affirme que, sur la base d'un rapport du Sénat, « 2 800 des 15 000 églises rurales protégées » seraient « en situation de péril ». « Ce qui laisse augurer, explique cette ancienne responsable de l'action artistique de la Ville de Paris, que les bâtiments non classés, qui ne sont pas une priorité pour l'État, ont un sombre avenir devant eux. » Christian Prunier, créateur en 2003 du site clochers.org, destiné aux gé­néalogistes, reconnaît, lui, que « pour se débarrasser d'un bâtiment, il suffit de le laisser pourrir 20 ans, de l'entourer ensuite de bandes rouges pour signifier son danger puis de faire établir un arrêté de péril. La démolition n'est alors plus une honte. Elle est conseillée ». Les Français sont pourtant « viscéralement attachés » à leurs églises, dit Alain Guinberteau, créateur de 40000clochers.com, qui a lancé un concours photos couronnant le meilleur chasseur de clochers. 

Dans la région historique des guerres de Vendée, où les chapelles ont fleuri au XIXe siècle, de plus en plus d'édiles ont franchi le pas et commencent à détruire leur clocher faute de moyens pour les entretenir.

DE L'HERBE folle a poussé entre les tas de pierres, de vieux carrelages et d'ardoises brisées. Un angle de mur est encore vaguement debout et des tiges de fer rouillées pointent vers le ciel. En cet endroit désolé, il y a moins d'un an, se dressait encore une église dominant toute cette région, théâtre des guerres de Vendée. Bâtie en 1870 sur un point culminant du Maine-et-Loire, à 200 mètres d'altitude, l'église paroissiale du village de Saint-Georges-des-Gardes a été démolie en août dernier. « Déconstruite », précise le maire, Gabriel Lahaye, qui, sans être un adepte du philosophe Jacques Derrida, a choisi ce terme pour son image moins violente, « plus respectueuse ». 

La commune de 1 500 habitants possède une autre église et, ne pouvait pas supporter les charges d'une réhabilitation : bien au-delà du million d'euros. Les églises construites avant 1905 sont, en effet, à la charge des collectivités locales. « On m'a­vait dit : tu le regretteras ! Mais il n'y a rien à regretter », assure Gabriel Lahaye. Un habitant, Gérald Eloire, a bien tenté de s'opposer à la démolition avec une lettre ouverte au maire, la création d'une association, la mobilisation des médias. En vain. Cet athée convaincu, qui avait choisi de s'installer dans ce village justement pour le charme de son église, n'a entraîné qu'une poignée d'habitants derrière lui. Et récolté beaucoup d'hostilité.

Le maire, qui va faire construire un petit oratoire de style contemporain sur le site de l'ancienne église, assure que « d'au­tres communes s'apprêtent à franchir ce pas ». La région est en effet pleine d'églises construites au XIXe siècle pour accueillir une population très pratiquante et en pleine croissance, en « réparation » aussi de la Révolution, quitte alors à détruire des églises trop petites ou trop abîmées qui avaient pourtant, elles, une réelle valeur architecturale. À 18 km de cette colline des Gardes, en effet, Bernard Briodeau, maire « plutôt centriste » de Valanjou, affirme avoir tourné les plans, les expertises, les aides régionales ou départementales et les comptes communaux dans tous les sens avant de se rendre à l'évidence : l'église Saint-Martin de son village est aussi vouée à la disparition. À terme, il espère ne conserver qu'une tour défensive du XVe siècle contre laquelle avait été édifié le bâtiment au XIXe.

« Acte sacrilège »

Pour l'instant, la démolition ne concerne que le clocher et la chambre des cloches. Comme à Saint-Georges-des-Gardes, le clergé, affectataire des lieux, n'a pas bronché. La messe est célébrée dans une autre église de cette petite commune blottie dans les chemins creux et qui ne compte pas moins d'une cinquantaine de chapelles, oratoires ou calvaires. « La pratique a nettement chuté ces dix dernières années, souligne le maire, et les catholiques pratiquants acceptent la décision. Ils savent leur foi plus forte que des vieilles pierres sans valeur. La priorité de l'Église, aujourd'hui, ce sont les pierres vivantes ! » En revanche, Bernard Briodeau a reçu des lettres de personnes parfois extérieures à la commune, anonymes ou non, lui promettant « le feu de l'enfer » s'il commettait « cet acte sacrilège ». « Je sais, admet-il, que dans cette région, on ne touche pas à une église, même si la messe est un lointain souvenir. C'est historique et viscéral. Mais que puis-je faire ? »

Maire de Gesté, à 45 km de là, Michel Baron dit lui aussi avoir cherché d'autres solutions. D'au­tant que l'église, très vaste, dont le conseil municipal vient de voter la démolition, est la seule de la commune de 2 500 habitants. La messe y est encore célébrée. À la place, le maire promet de construire « une salle de 500 places, susceptible d'être divisée en deux, moderne, facile à chauffer, attirante pour les jeunes... » Le curé de la paroisse, Pierre Pouplart, reste sur la réserve. « Ce sont les affaires de la commune, esquisse-t-il, je comprends qu'elle s'interroge sur le coût de l'entretien. » Responsable de l'art sacré pour ce diocèse d'Angers, le père André Boudier observe : « Les églises de qualité doivent être sauvegardées. Pour les autres, il faudra accepter de les détruire et de construire à la place des édifices mieux adaptés aux besoins d'aujourd'hui... »

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 10:08

 La DGAFP propose un guide méthodologique sur la transmission des savoirs

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle", dit le proverbe africain. Les Japonais comparent leurs anciens à des trésors vivants. Et un fonctionnaire qui part à la retraite ? L’administration ne veut plus perdre la mémoire.

Comment assurer une continuité dans le traitement des dossiers ? Comment conserver les savoirs à la suite du départ d’un agent ? Telles sont les interrogations sur lesquelles la Direction générale de l’administration et de la fonction publique s’est penchée afin de prévenir les risques de perte de compétences dans la fonction publique.

Cette étude sur la transmission des savoirs a été réalisée par la DGAFP, avec l’appui du cabinet IDRH. Elle a permis d’établir un guide méthodologique dont l’ambition est d’identifier les emplois les plus vulnérables en matière de transmission des savoirs au sein de l’administration.

La méthode proposée privilégie les questionnements concrets. Les DRH et les responsables des administrations peuvent ainsi identifier les principaux risques en matière de transmission des savoirs. Elle leur permet de concentrer leurs travaux sur les postes présentant les plus grandes difficultés et les plus forts enjeux en la matière.

C'est une initiative qui mérite d'être saluée pour deux aspects qui me tiennent à coeur. Avant tout, pour un bref rappel historique, les Archives départementales ont été crée dès les premiers temps de la révolution pour permettre aux administrations nouvelles de stocker leurs archives et de centraliser celles de l'Ancien régime.

Ensuite, j'avais déja préconisé auprès d'un chargé de mission de Renaud DONNEDIEU de VABRES, Ministre de la Culture et de la Communication, en 2003, par l'intermédiaire d'une note, l'urgence de numériser les archives qui sont stockées dans les centres départementaux, de manière à les préserver de la manipulation humaine et surtout de dématérialiser le savoir; il semblerait que ce principe soit désormais adopté ou en cours un peu partout en France.

Enfin pour revenir à Salers ou même à l'ensemble du Pays de Salers (Interco ou Canton); il y a aussi une urgence culturelle, celle de risquer de voir nos anciens disparaitre avec des contes, des histoires, des souvenirs, des témoignages, des documents sans que personne ne soit là pour recueillir un héritage irremplaçable. Tant de familles auvergnates ont déja disparu du fait de l'exode rural que certains anciens sont parfois la dernière mémoire de hameaux ou de familles qui ont été inplamtées pendant des générations; c'est à ce projet qu'il est urgent de s'atteler.

 

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