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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:30

 

Voici la nouvelle perle religieuse du Canton : la paroisse Saint-Mathieu de Salers (XVIème siècle) qui vient de sortir de l’ornière de plus de deux ans de travaux.

C’est sous la direction de Madame Véronique Breuil-Martinez, Conservatrice des Antiquités et Œuvres d'Art du Cantal, qu’une visite inaugurale s’est déroulée le 24 octobre dernier. Une présentation à la hauteur des « nouveautés » puisque les Sagraniers ont pu découvrir l’intérieur de la paroisse mettant en valeur des décors oubliés et enfouis sous un enduit désuet.

Il faut rappeler que le chantier a démarré en septembre 2010 et qu’il devait s’achever en mars 2012 mais quelques retards ont repoussé cette échéance au grand dam des touristes et de Monsieur le Curé.

Un rapide historique de cette église résume à lui seul l’ensemble de l’histoire sociale de Salers. Son existence est attestée dès Moyen-âge mais sans parvenir à définir une date d’érection du sanctuaire originel, on suppose que seule la base devait être en pierre et le reste de la structure en bois avec une couverture en chaume ou en paille (James L. Goldsmith dans sa thèse soutenue en 1968 « Les Salers et les Scorailles, Seigneurs de Haute-Auvergne »).

Le réchauffement climatique du Moyen-âge tardif laisse à penser que les hautes terres ont pu être colonisées permettant un premier essor territorial et donc une première urbanisation.

Curieusement, elle ne semble pas avoir été inquiétée par les incursions des Routiers anglais à la solde de Rodrigue de Villandrando (Il n’est pas fait état d’une quelconque destruction), pas plus qu’elle ne semble avoir subi les vicissitudes des Guerres de Religion (A la différence du château d’Escous de Saint-Bonnet-de-Salers en 1576).

Néanmoins, différentes études et archives (Notamment le « Livre Rouge ») nous apprennent que l’église avait subi un incendie en 1543 obligeant une reconstruction totale. Seuls porche et clocher étaient en pierre, les Luminiers décidèrent donc de voter les crédits nécessaires à sa reconstruction et d’en confier l’ouvrage à l’architecte Blandin Bompart (« Histoire religieuse de Salers à l’époque moderne » par Cédric Tartaud-Gineste, 2002).

Ainsi, avant 1543 (Clé de voûte), sans doute vers 1495, un prêtre, Géraud Vitalis, aurait fait don de l’exceptionnel « Mise au Tombeau », support de l’important travail d’étude réalisé par René Visy in « Le Maitre de Salers » en 2007.

La commémoration du tricentenaire de l’anoblissement du Major de La Farge en 2011, organisée conjointement par la Société Historique du Pays de Salers et Europe Mémoire Collective a permis d’exhumer dans des archives privées, la trace de la dépouille du dit Major dans l’une des chapelles de la paroisse, aux côtés de son premier-né, décédé précocement. L’abbé Bouzou n’a d’ailleurs pas exclu, moyennant la certitude de l’emplacement de la dépouille, qu’une référence puisse en signaler la présence.

Des études plus documentées dans les temps à venir pourraient enfin déterminer à quel moment précis, l’église de Salers s’est « sécularisée » pour devenir pleinement paroisse ; en effet, cette dernière était une dépendance, au Moyen-âge, de l’abbaye d’Aurillac (comme le précise Philippe Garrigue). Un document de 1308 mentionne le « recteur » Jean de Grezas et non pas le curé (Dictionnaire historique et statistique du Cantal par le Docteur de Ribier, notice « Salers »).

La paroisse de Salers a donc poursuivi une vie au rythme des aléas et évolution de l’Eglise catholique et au gré plus spécifique des contraintes climatiques. Le clocher fut ainsi reconstruit en 1620 puis frappé par la foudre à la fin du XIXème siècle et intégralement rebâti, de même que le porche « d’inspiration » XIIème siècle (In Louis Jalenques, 1929).

La mandature de Michèle Célarier-Descoeur (Maire de 1984-2008), également conseillère générale du canton (1995-2004), a permis d’entreprendre des travaux de fonds sur la paroisse. Sans relâche, le souci de restaurer l’extérieur du bâtiment, a été la volonté de l’édile de la commune, assisté brillamment par l’architecte en chef des Monuments Historiques, Stéphan Manciulescu.

Le projet de restauration intérieure de l’église était également une volonté ancrée mais les finances publiques ne pouvaient pas engager tous les chantiers en même temps, il fallu donc attendre 2010 pour voir l’achèvement des projets antérieurs.

les-fresques-de-retour.JPGAprès les premiers sondages opérés, des fresques sont rapidement mise à jour sous la chaux utilisée pour uniformiser la teinte murale et atténuer la lumière extérieure.

Ce travail de fourmi, imprévu, a été exécuté avec un tact et un grand professionnalisme par les ouvriers. Alors que l’ensemble de l’église accueillait en son sein une structure de tubulures en aluminium, les fresques renaissaient et les croisées ogivales des chapelles latérales retrouvaient leurs couleurs d’antan.

Il n’aura pas fallu moins de 37 réunions de chantier pour avancer,detail-d-une-chapelle-de-Salers.JPG décider, gérer et organiser les travaux ; d’ailleurs, l’une des dernières réunions de chantier est prévue le 8 novembre prochain, essentiellement pour la finalisation et la préparation vers l’inauguration qui se déroulera au printemps 2013, sous la houlette de Monseigneur Grua, évêque de Saint-Flour.

Grâce à cette synergie de passion et de patience, Saint-Mathieu est désormais parée de ses plus beaux joyaux et peut, sans vergogne, se targuer d’être le symbole de la nouvelle paroisse dirigée par l’abbé Bouzou, « Jean XXIII en Pays de Salers » !

Mesdames et Messieurs, bienvenue comme en 1543…

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Published by Cédric TARTAUD-GINESTE - dans Le coin de l'Historien
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