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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 23:25

Réforme, jeudi 27 septembre 2007
 
Les think tanks, ces « réservoirs à pensées » mal connus, se développent en France. Ils sont indispensables pour faire vivre le débat politique et faire avancer le dossier européen.
par Pierre DESORGUES
 
Notre Europe, Institut Montaigne, Fondation Concorde, Fondation Res Publica, Fondation pour l’innovation politique… Toutes ces fondations privées ont trois points communs. Elles sont françaises, ont moins d’une dizaine d’années d’existence et sont ce que l’on appelle outre-Atlantique des « think tanks » (groupe d’experts, « réservoirs à pensées »). Ces institutions de droit privé, populaires aux Etats-Unis, et qui regroupent des experts, se sont fortement développées dans l’Hexagone ces dernières années. Contrairement aux centres de recherche universitaire, elles cherchent surtout à faire des propositions de politiques publiques. Ces « boîtes à idées » sont censées irriguer le débat. Nos voisins européens et les Etats-Unis possèdent des fondations privées vieilles de plus de 150 ans. C’est notamment le cas de la Fabian Society, née en 1884, fondatrice par ses idées du Welfare State (Etat providence) à l’anglaise, la Brookings Institution, née en 1916, ou la Rand Corporation, née en 1945.
 
« La France a eu très longtemps une tradition de cercles de réflexion, de clubs, voire de salons. Cette tradition remonte au XIXe siècle mais ces cercles très fermés ne se réclamaient d’aucune démarche scientifique. Cela était et reste encore flagrant dans de nombreux partis politiques – où l’on cherche autour d’un club de -réflexion à tisser des amitiés, à mettre en place son réseau ou son courant – mais cela n’a rien à voir avec ce que l’on appelle des “think tanks” », explique Martine Royo, coauteur d’un ouvrage sur ces groupes.
 
Elle poursuit : « L’analyse des politiques publiques, hors cadre universitaire, était surtout laissée à l’appréciation des ministères, du commissariat au Plan. Les think tanks français ne possèdent pas encore les relais nécessaires parmi les classes politiques, contrairement à ce qui se passe au Royaume-Uni, en Allemagne ou aux Etats-Unis. En Allemagne, la plupart des think tanks sont ainsi directement issus ou nés des partis politiques. Ils sont désormais en partie indépendants. La France possède encore un certain retard sur le marché international du conseil politique mais cela change progressivement. »
 
Lobby et think tank
 
Stephen Boucher est le directeur de Notre Europe : un think tank fondé entre autres avec le concours de Jacques Delors. Pour lui, le think tank n’est pas un lobby. Principale différence : le think tank a pour objectif de produire des solutions publiques. « Cela implique qu’il soit indépendant. La plus grande difficulté des think tanks concerne leur financement. L’expertise, le conseil, ne peut pas dépendre seulement des instances publiques. Les centres de recherche universitaire sont moins impliqués dans les questions immé-diates de politiques publiques. C’est en cela que les think tanks sérieux, capables d’apporter une réelle expertise, jouent un rôle important pour une démocratie. »
 
Il est intéressant, selon le directeur de Notre Europe, de constater que « les pays comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni qui, ces dernières années, ont changé parfois radicalement leurs politiques publiques ont des think tanks qui fonctionnent bien, ont des relais et surtout possèdent des financements pour se développer ».
 
Certains d’entre eux ont ainsi permis de dégager un consensus politique sur les solutions économiques et politiques. C’est le cas notamment en Allemagne. La Friedrich-Ebert-Stiftung, proche du SPD, les socialistes allemands, et la Konrad-Adenauder-Stiftung, proche de la CDU, estiment chacune que l’Allemagne doit continuer dans la voie des réformes lancées par Gerhard Schröder à la veille des élections. Quelques mois plus tard, les deux principaux partis de gouvernement allemand se retrouvaient sur un programme commun pour gouverner ensemble.
 
La Fondation pour l’innovation politique a été fondée en 2004, entre autres par Jérôme Monod, ancien conseiller politique de Jacques Chirac. Elle est, comme la Fondation Robert Schuman, reconnue d’utilité publique par le Conseil d’Etat et dépend en partie de financements publics.
 
Franck Debié en est le directeur général : « Cette vague relative pour les think tanks en France est liée à un phénomène : la privatisation de notre monde et donc du conseil politique. En France, ce n’est pas une mauvaise chose car ce conseil inscrit dans les sphères publiques du pouvoir manquait de transparence. Pour notre part, nous nous inscrivons dans un modèle allemand de think tank : faire preuve de pédagogie auprès des citoyens sur certains enjeux. Les dernières expériences françaises ont démontré que l’on ne pouvait réformer que s’il y avait un diagnostic partagé, comme durant la réforme des retraites en 2003.
 
« Les politiques souscrivent aux idées lorsqu’elles sont massivement approuvées par les citoyens, poursuit Franck Debié. Les fondations répondent aussi à une demande de débat, d’explication de nos citoyens que les partis politiques ont un peu délaissée. »
 
Au Royaume-Uni, l’Institute for Public Policy Research a joué un rôle non négligeable, selon la presse britannique, dans la rénovation du parti travailliste entreprise par Tony Blair en 1994. En revanche, aux Etats-Unis, les think tanks n’ont pas dégagé de consensus politique. Les fondations privées y sont définies surtout par leurs orientations politiques : libérales, conservatrices, néoconservatrices. « La frontière avec le lobbying politique peut apparaître floue mais, dans cette masse, certaines institutions se dégagent, comme la Rand Corporation avec un budget de 160 millions de dollars en partie financé par l’Etat mais pas seulement. Les universités américaines développent leurs propres think tanks pour trouver des relais au sein des classes dirigeantes », explique Martine Royo.
 
« Malgré des institutions comme la Rand Corporation, il y a une grande différence entre les think tanks européens et américains. Les think tanks européens sont plus académiques. Les fondations -américaines sont plus tournées vers l’action et le court terme et sont beaucoup plus visibles dans les médias et au Congrès », constate Stephen Boucher.
 
Un rôle à jouer pour l’Europe
 
Ces fondations ont toujours joué un rôle non négligeable dans les grandes décisions politiques de l’Amérique de l’après-guerre, pour le meilleur ou pour le pire selon les opinions de chacun : aides sociales, doctrines militaires durant la guerre froide ou guerre en Irak. Le think tank néoconservateur « Project for the New American Century », dirigé par William Kristol, est celui qui a développé le plus d’influence dans l’élaboration d’une politique étrangère américaine. Il est ainsi à l’origine de la notion de « guerre préventive », justifiant en partie l’intervention en Irak. Les think tanks sont d’ailleurs majoritairement classés à droite ou au centre. Plus de 40 % seraient dits « conservateurs » et 13 % seulement proches des démocrates.
 
En Europe, le défi est de taille : il faut aider le continent à sortir de son déficit démocratique. « Je crois que les élites euro-péennes et françaises ont tout intérêt à essayer de recevoir des idées, des expertises différentes que celles issues de la sphère publique », estime le directeur de Notre Europe. « Les think tanks ont été pendant très longtemps trop pauvres, trop peu nombreux, et surtout étouffés par l’Etat. Si aujourd’hui l’influence britannique à Bruxelles n’est pas négligeable, elle le doit à la présence de ces fondations qui, sans faire de lobbying politique, dominent intellectuellement la guerre des idées à Bruxelles par leur simple présence. Les Français ont commencé à prendre conscience de ce retard », précise pour sa part Martine Royo.
 
Les think tanks, malgré leur influence et leurs réseaux auprès des élites politiques, seront cependant confrontés à une limite, celle du suffrage universel. « Malgré nos tentatives de pédagogie auprès de certains hommes politiques ou des citoyens, nous n’avons pas réussi à empêcher la victoire du “non” au référendum sur le traité constitutionnel en 2005 », analyse Stephen Boucher.

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Published by Cédric TARTAUD-GINESTE - dans Actualité
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