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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 12:23

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Prakash Hatavalne pour Le Figaro.

Balthazar Napoléon de Bourbon, qui ne parle pas français et n’est jamais venu en France, descendrait en droite ligne du connétable de Bourbon.

JEHAN GIRABAD n’a pas grand-chose de Versailles. Populeux et animé, ce quartier situé dans la vieille ville de Bhopal, évoque plutôt les «Embarras de Paris» qui faisaient tant rager Boileau. Version indienne, la mousson en plus. Piétons, auto rickshaws, mar¬chands des quatre saisons, chiens errants, s’y disputent un chiche espace sur la chaussée glissante. C’est pourtant là que réside Balthazar de des héritiers du trône de France. Pour le trouver, Napoléon Bourbon, l’un mieux vaut de¬mander l’«École Bourbon», respectable établissement qui accueille quelque 1800 élèves. Sa direc¬trice n’est autre qu’Elisha de Bourbon, l’épouse de Balthazar. Dans une ruelle plus étroite que les autres, quelques maçons vêtus d’un simple pagne et portant sur la tête des paniers emplis de ciment frais, profitent d’une vague éclaircie pour faire avancer leur ouvrage. Ils hissent leur chargement dans un horrible tintamarre, au moyen d’une chaîne actionnée par une poulie grinçante. Quelques centaines de mètres plus loin, la demeure des Bourbon est une oasis. C’est une maison bourgeoise et coquette. Seule l’énorme inscription en cuivre «House of Bourbon», surmontée de la fleur de lys, apposée sur le mur de la véranda, rappelle que l’on n’est pas dans un banal «koti» de la middle class indienne. «Moi, roi de France? Voilà qui m’a fait plutôt rire quand on m’a appris la nouvelle», lance Balthazar Napoléon. L’homme est jovial. Il poursuit: «J’ai toujours su que j’appartenais à la famille des Bourbon, mais j’ignorais que j’étais le premier de la lignée. Un matin, j’ai reçu un coup de fil d’un copain qui m’a demandé ce que ça faisait d’être roi. J’ai cru qu’il se fichait de moi.» Grâce au prince Michel de Grèce, De là à dire qu’il se il sait aujourd’hui que l’hypothèse n’est pas farfelue. voit déjà sur le trône, il y a loin. «Je suis avocat et propriétaire terrien. Et, surtout, je suis bien Indien, même si je sais que du sang français coule dans mes veines», assène-t-il. Il ne parle pas un mot de français et n’a jamais mis un pied en France. Pas plus que ses trois enfants, qui ne rêvent que d’une chose, aller faire leurs études aux États-Unis. Tous portent cependant des prénoms français: Frédéric, Michelle, Adrien. La famille est restée de confession catholique.

 
Des origines «documentées»
 
«Dans les palais des princes et des princesses musulmans, dont les Bourbon étaient les conseillers, ces derniers avaient leur propre chapelle , explique Balthazar Napo¬léon. Ils avaient leurs prêtres, ve¬nus de Goa (comptoir portugais, NDLR). Il s’agissait surtout de jésuites, et ce sont eux qui ont tenu les registres de la famille, depuis l’arrivée de Jean-Philippe de Bourbon jusqu’à ces dernières années.» Fier de pouvoir «documenter», comme il dit, ses origines, Balthazar voudrait que son appartenance à la «Maison de Bourbon» soit officiellement reconnue. Qu’il soit le premier de la lignée ou pas, il s’en moque, mais se voir accordé le titre de «duc de France» lui tient à cœur. Son père, Salvadore, disparu brutalement en 1978, s’était battu pour cela et lui continuera. Voilà pourquoi il est reconnaissant au prince Michel de Grèce de s’être intéressé au sort de ses ancêtres. Le seul maillon faible de l’histoire des Bourbon indiens, a toujours été l’identité de Jean-Phi¬lippe, débarqué sur les côtes de Goa en 1560. Or, Michel de Grèce, qui a passé des années à travailler sur la question, en est quasiment certain, Balthazar Napoléon den Bhopal arrive en tête des héritiers du trône de France parce que Bour¬bo Jean-Philippe était bien le fils du connétable de Bourbon, cousin du roi Henri IV. Il livre ses conclusions dans un roman historique paru en mars dernier, Le Rajah Bourbon, où il retrace le périple de Jean-Philippe. Le fils du connétable aurait pris la mer après avoir tué un noble français au cours d’un duel. En route vers l’Espagne, il est capturé par des pirates et emmené en Égypte. Il s’enfuit, mais est rattrapé par l’armée éthiopienne. Fuit de nouveau, et échoue en Inde. De Goa, il se rend à Agra puis à Delhi, à la cour de l’empereur moghol Akbar, où il est reçu avec tous les honneurs dus à son rang. «Akbar savait très bien que Jean-Philippe n’était pas un imposteur. Il a toujours accueilli des Français à sa cour, ils pouvaient témoigner de l’exactitude de ce que racontait mon ancêtre», affirme Balthazar Napoléon. Il raconte ensuite comment l’em¬¬¬pereur a nommé Jean-Phi¬lippe chef de ses armées, lui a donné sa belle-sœur en mariage et l’a fait nabab.
 
Revers de fortune
 
L’avocat étale des documents, des actes de naissance, des livres, des revues, sur la table du salon. Entre deux gorgées d’orangeade, il exhibe des lettres écrites en français, pour la plupart. Elles viennent de Vendée, de Belgique… Leurs auteurs lui donnent du «prince», le remercient d’avoir su garder intacte la lignée légitime des Bourbon. Il montre un nu¬méro de Point de vue Images du monde de 1972. En couverture, Caroline deMonaco; à l’intérieur, l’un des premiers articles de Mi¬chel de Grèce sur les Bourbon d’Inde. Les descendants de Jean-Philippe iront à Gwalior, puis à Bhopal, en 1775. À l’époque, Bhopal était une minuscule principauté. Quatre générations durant, elle a été dirigée par des femmes, musulmanes de surcroît, des bégums. «Les Bourbon ont été de précieux et fidèles conseillers pour les bé¬gums et les nababs de Bhopal, relève Balthazar. Ils n’étaient pas riches mais jouissaient d’un im¬mense pouvoir à cause de leur position.» Comment le nom de Bourbon ne s’est-il pas perdu en 600 ans? «Grâce aux registres des jésuites, dit-il. N’ayant aucune éducation, les dirigeants de Bhopal n’arrivaient pas à prononcer notre nom. Ils nous ont alors appelés mashis, parce que nous étions chrétiens. Mashis vient de messiah, messie.» De fil en aiguille, de la cour de l’empereur moghol Akbar à celle des bégums de Bhopal, une branche entière de la «Maison de Bourbon» s’est ainsi installée en diaspora. Le revers de fortune a eu lieu avant même l’indépendance. «À cause des jalousies, parce que nous devenions trop influents auprès des bégums», dit Balthazar Napoléon. La vraie déconfiture écono¬mique intervient en 1971, lorsque l’Inde décide d’ôter définiti¬vement tous leurs privilèges aux maha¬radjas, nababs et autres bégums. Pour la première fois, un Bourbon, son père, est obligé de travailler. Le regard de Balthazar Napoléon se voile. Pas à cause de la richesse et du pouvoir perdus. Non, l’ombre qui passe fugitivement dans ses yeux est la marque de tous les êtres qui ont connu la diaspora. «Toute l’histoire de la famille est triste. Jean-Philippe est parti sous la pression et nous portons cela, en nous», confie-t-il.

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Published by Le Figaro - dans Actualité
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