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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 13:00

Conformément à sa demande, Alain MARLEIX a obtenu que ses fonctions soient étendues à celles de la Défense nationale. Le chef de l’État a officialisé les nouvelles attributions du ministre au Journal officiel. Le secrétaire d’État qui était auparavant chargé des anciens combattants, est nommé secrétaire d’État à la défense, chargé des anciens combattants. Parmi les attributions qui lui sont confiées, il aura en particulier la charge du lien armée-nation et des réserves. Alain Marleix, 61 ans, avait été réélu député de la deuxième circonscription du Cantal, avec 63,72% au premier tour, le 10 juin dernier. Alain Marleix est diplômé de l’École supérieure de journalisme et titulaire d’un DES de sciences politiques. L’un de ses fils, Olivier Marleix, a été membre du cabinet de ministre Brice Hortefeux de 2005 à 2007 et œuvre actuellement à l’Élysée en qualité de conseiller technique.

Par Cédric TARTAUD-GINESTE - Publié dans : Actualité
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 16:19
Voici les textes qu'examineront l'Assemblée nationale et le Sénat, d'ici au 27 juillet.

L'Assemblée nationale :
- Les 17 et 19, projet de loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs, adopté le 5 juillet par le Sénat
- Les 23 et 25, sous réserve de son dépôt et de sa transmission par le Sénat, projet de loi relatif aux libertés des universités
- Et, le 26 juillet, projet de loi portant création d'une délégation parlementaire au renseignement.

Le Sénat :
- Les 17 et 19, projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs
- Le 23, sous réserve de sa transmission par l'Assemblée nationale, projet de loi portant règlement définitif du budget de 2006
- Le 24, déclaration du gouvernement, suivie d'un débat d'orientation budgétaire
- Les 25 et 27 juillet, sous réserve de sa transmission, projet de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat.
Par Cédric TARTAUD-GINESTE - Publié dans : Actualité
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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /2007 16:22


Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a mis sur les rails, le 6 juillet, le Grenelle de l'environnement. Six groupes de travail thématiques - climat, santé, modes de production et consommation, gouvernance, mode de développement, biodiversité - commenceront leurs travaux à la mi-juillet, pour remettre leurs propositions d'ici à la fin septembre et aboutir cet automne à un "plan d'action de 15 à 20 mesures concrètes". Seuls élus retenus "en raison de leurs connaissances" du dossier, le sénateur et président du conseil général de la Manche, Jean-François Legrand, et la sénatrice du Nord, Marie-Christine Blandin, présideront le groupe sur la biodiversité. Chaque groupe de travail accueillera des représentants de cinq collèges (Etat, syndicats, associations, collectivités te rritoriales et entrepreneurs). Les propositions élaborées seront soumises à l'automne au débat public, via internet et des forums régionaux. «Les conclusions de ce grand débat national seront tirées au mois d'octobre».

Par Cédric TARTAUD-GINESTE - Publié dans : Actualité
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Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /2007 16:36


La Halde met en place un réseau d'une douzaine de correspondants locaux dans le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Lorraine et Paca pour compléter son implantation dans les régions.
«En plus des trois délégués régionaux déjà présents (Nord-Pas-de-Calais, Paca et la Réunion), ces 12 correspondants auront pour mission d'accueillir, dans des permanences hebdomadaires, les personnes souhaitant déposer une réclamation à la Halde. Ils pourront les informer de leurs droits, les aider à constituer leur dossier de réclamation, contribuer à la solution de leurs difficultés ou encore les réorienter», précise la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.

Par Cédric TARTAUD-GINESTE - Publié dans : Actualité
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Mardi 31 juillet 2007 2 31 /07 /2007 10:23
 
 



 
J’aurai le plaisir de vous présenter mes Aquarelles et Peintures sur soie
 
Près de la Porte d’Ardon : « Galerie Meignaud » au rez de chaussée du « Solitaire »
 
DU JEUDI 2 AU DIMANCHE 12 AOUT 2007
 
Chaque jour de11h00 et 20h00
 
… avec mes excuses pour cette erreur …
 
 
A bientôt. Anne Soller
 
PS : n’hésitez pas à diffuser cette invitation à vos amis…
 



Galerie Meignaud
Près la porte d'Ardon
02000 LAON
Par Anne SOLLER - Publié dans : Actualité
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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /2007 21:48



La 22e édition du Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac et le Rendez-vous des compagnies de passage se dérouleront du 22 au 25 août 2007. 

En amont du temps fort, le festival d’Aurillac dévoile Les Préalables en accueillant du 13 au 21 août 2007 huit compagnies de la programmation à Aurillac et sur le territoire du Cantal, créant ainsi de nouveaux rythmes, de nouveaux regards et de nouvelles rencontres avec le public.

www.aurillac.net

Par Cédric TARTAUD-GINESTE - Publié dans : Actualité
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Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /2007 12:23

Zoom +
Prakash Hatavalne pour Le Figaro.

Balthazar Napoléon de Bourbon, qui ne parle pas français et n’est jamais venu en France, descendrait en droite ligne du connétable de Bourbon.

JEHAN GIRABAD n’a pas grand-chose de Versailles. Populeux et animé, ce quartier situé dans la vieille ville de Bhopal, évoque plutôt les «Embarras de Paris» qui faisaient tant rager Boileau. Version indienne, la mousson en plus. Piétons, auto rickshaws, mar¬chands des quatre saisons, chiens errants, s’y disputent un chiche espace sur la chaussée glissante. C’est pourtant là que réside Balthazar de des héritiers du trône de France. Pour le trouver, Napoléon Bourbon, l’un mieux vaut de¬mander l’«École Bourbon», respectable établissement qui accueille quelque 1800 élèves. Sa direc¬trice n’est autre qu’Elisha de Bourbon, l’épouse de Balthazar. Dans une ruelle plus étroite que les autres, quelques maçons vêtus d’un simple pagne et portant sur la tête des paniers emplis de ciment frais, profitent d’une vague éclaircie pour faire avancer leur ouvrage. Ils hissent leur chargement dans un horrible tintamarre, au moyen d’une chaîne actionnée par une poulie grinçante. Quelques centaines de mètres plus loin, la demeure des Bourbon est une oasis. C’est une maison bourgeoise et coquette. Seule l’énorme inscription en cuivre «House of Bourbon», surmontée de la fleur de lys, apposée sur le mur de la véranda, rappelle que l’on n’est pas dans un banal «koti» de la middle class indienne. «Moi, roi de France? Voilà qui m’a fait plutôt rire quand on m’a appris la nouvelle», lance Balthazar Napoléon. L’homme est jovial. Il poursuit: «J’ai toujours su que j’appartenais à la famille des Bourbon, mais j’ignorais que j’étais le premier de la lignée. Un matin, j’ai reçu un coup de fil d’un copain qui m’a demandé ce que ça faisait d’être roi. J’ai cru qu’il se fichait de moi.» Grâce au prince Michel de Grèce, De là à dire qu’il se il sait aujourd’hui que l’hypothèse n’est pas farfelue. voit déjà sur le trône, il y a loin. «Je suis avocat et propriétaire terrien. Et, surtout, je suis bien Indien, même si je sais que du sang français coule dans mes veines», assène-t-il. Il ne parle pas un mot de français et n’a jamais mis un pied en France. Pas plus que ses trois enfants, qui ne rêvent que d’une chose, aller faire leurs études aux États-Unis. Tous portent cependant des prénoms français: Frédéric, Michelle, Adrien. La famille est restée de confession catholique.

 
Des origines «documentées»
 
«Dans les palais des princes et des princesses musulmans, dont les Bourbon étaient les conseillers, ces derniers avaient leur propre chapelle , explique Balthazar Napo¬léon. Ils avaient leurs prêtres, ve¬nus de Goa (comptoir portugais, NDLR). Il s’agissait surtout de jésuites, et ce sont eux qui ont tenu les registres de la famille, depuis l’arrivée de Jean-Philippe de Bourbon jusqu’à ces dernières années.» Fier de pouvoir «documenter», comme il dit, ses origines, Balthazar voudrait que son appartenance à la «Maison de Bourbon» soit officiellement reconnue. Qu’il soit le premier de la lignée ou pas, il s’en moque, mais se voir accordé le titre de «duc de France» lui tient à cœur. Son père, Salvadore, disparu brutalement en 1978, s’était battu pour cela et lui continuera. Voilà pourquoi il est reconnaissant au prince Michel de Grèce de s’être intéressé au sort de ses ancêtres. Le seul maillon faible de l’histoire des Bourbon indiens, a toujours été l’identité de Jean-Phi¬lippe, débarqué sur les côtes de Goa en 1560. Or, Michel de Grèce, qui a passé des années à travailler sur la question, en est quasiment certain, Balthazar Napoléon den Bhopal arrive en tête des héritiers du trône de France parce que Bour¬bo Jean-Philippe était bien le fils du connétable de Bourbon, cousin du roi Henri IV. Il livre ses conclusions dans un roman historique paru en mars dernier, Le Rajah Bourbon, où il retrace le périple de Jean-Philippe. Le fils du connétable aurait pris la mer après avoir tué un noble français au cours d’un duel. En route vers l’Espagne, il est capturé par des pirates et emmené en Égypte. Il s’enfuit, mais est rattrapé par l’armée éthiopienne. Fuit de nouveau, et échoue en Inde. De Goa, il se rend à Agra puis à Delhi, à la cour de l’empereur moghol Akbar, où il est reçu avec tous les honneurs dus à son rang. «Akbar savait très bien que Jean-Philippe n’était pas un imposteur. Il a toujours accueilli des Français à sa cour, ils pouvaient témoigner de l’exactitude de ce que racontait mon ancêtre», affirme Balthazar Napoléon. Il raconte ensuite comment l’em¬¬¬pereur a nommé Jean-Phi¬lippe chef de ses armées, lui a donné sa belle-sœur en mariage et l’a fait nabab.
 
Revers de fortune
 
L’avocat étale des documents, des actes de naissance, des livres, des revues, sur la table du salon. Entre deux gorgées d’orangeade, il exhibe des lettres écrites en français, pour la plupart. Elles viennent de Vendée, de Belgique… Leurs auteurs lui donnent du «prince», le remercient d’avoir su garder intacte la lignée légitime des Bourbon. Il montre un nu¬méro de Point de vue Images du monde de 1972. En couverture, Caroline deMonaco; à l’intérieur, l’un des premiers articles de Mi¬chel de Grèce sur les Bourbon d’Inde. Les descendants de Jean-Philippe iront à Gwalior, puis à Bhopal, en 1775. À l’époque, Bhopal était une minuscule principauté. Quatre générations durant, elle a été dirigée par des femmes, musulmanes de surcroît, des bégums. «Les Bourbon ont été de précieux et fidèles conseillers pour les bé¬gums et les nababs de Bhopal, relève Balthazar. Ils n’étaient pas riches mais jouissaient d’un im¬mense pouvoir à cause de leur position.» Comment le nom de Bourbon ne s’est-il pas perdu en 600 ans? «Grâce aux registres des jésuites, dit-il. N’ayant aucune éducation, les dirigeants de Bhopal n’arrivaient pas à prononcer notre nom. Ils nous ont alors appelés mashis, parce que nous étions chrétiens. Mashis vient de messiah, messie.» De fil en aiguille, de la cour de l’empereur moghol Akbar à celle des bégums de Bhopal, une branche entière de la «Maison de Bourbon» s’est ainsi installée en diaspora. Le revers de fortune a eu lieu avant même l’indépendance. «À cause des jalousies, parce que nous devenions trop influents auprès des bégums», dit Balthazar Napoléon. La vraie déconfiture écono¬mique intervient en 1971, lorsque l’Inde décide d’ôter définiti¬vement tous leurs privilèges aux maha¬radjas, nababs et autres bégums. Pour la première fois, un Bourbon, son père, est obligé de travailler. Le regard de Balthazar Napoléon se voile. Pas à cause de la richesse et du pouvoir perdus. Non, l’ombre qui passe fugitivement dans ses yeux est la marque de tous les êtres qui ont connu la diaspora. «Toute l’histoire de la famille est triste. Jean-Philippe est parti sous la pression et nous portons cela, en nous», confie-t-il.
Par Le Figaro - Publié dans : Actualité
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /2007 10:19

 

+++++ COMMUNIQUÉ DU CLUB BUSINESS AUVERGNE +++++
http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=0021drydqo0wqot9
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

La Caravane des Entrepreneurs passe en Auvergne les
* mardi 11 septembre à VICHY (03)
* mercredi 12 septembre à CLERMONT-FERRAND (63)
* jeudi 13 septembre à AURILLAC (15)

La Caravane des Entrepreneurs, c'est :
http://www.caravanedesentrepreneurs.com/rubrique.aspx?RubriqueID=433&LangueID=31

La société FORCES, organisateur de cette manifestation unique, a proposé aux clubs business 03 et 63 de nous associer à cette manifestation et nous avons accepté comme l'ensemble de nos confrères en France.

Venez nombreux, et faites connaître cette action autour de vous.

Vous pouvez déjà noter de venir à notre :

Intervention et échanges sur le thème de l'utilité des réseaux pour le développement de projets et d'affaires entre 12h et 13h30 dans la zone conférence de la Caravane.

Une occasion de nous revoir, de témoigner de vos satisfactions et réalisations en réseaux, de développer votre réseau, de prendre des informations, etc.

Nous travaillons à associer des réseaux partenaires, en attente de confirmations (URIS Auvergne, JCE 03 & 63, GCE-63, FCE-03 / 63, etc. : Toutes propositions les bienvenues).

Merci de te proposer si tu peux apporter ton aide sur cette action ou si tu souhaites profiter de l'occasion pour proposer des supports de présentation de ton activité !

Plus d'informations dans les clubs business :
* Club Business 03 : http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=002286gf8nnq4x01
* Club Business 63 : http://www.viadeo.com/hub/affichehub/?hubId=00224dz7aw8kzzyk

Cordialement,

Marc pour
le Club Business Auvergne,
le Club Business 03 et
le Club Business 63

Par Cédric TARTAUD-GINESTE - Publié dans : Actualité
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /2007 09:31

Panafieu: «Je veux faire de Paris une éco-capitale »

 
 
 
LE FIGARO. - Bertrand Delanoë est au zénith dans les sondages. Sa dernière initiative, Vélib’, est un succès. Peut-il être battu en mars prochain?
 
Françoise DE PANAFIEU. - La politique, c’est aussi la gestion du temps. Qu’un maire sortant parte avec un avantage est habituel. Ne serait-ce qu’en raison des moyens de communication dont il dispose. Et monsieur Delanoë en use et en abuse. Mais l’histoire nous apprend aussi que le favori de l’automne n’est bien souvent pas le vainqueur du printemps.
 
Maire de Paris, j’aurais fait Vélib’. D’ailleurs, nous l’avons voté. Mais je l’aurais fait différemment. Plutôt comme l’on fait Lyon ou Nantes. Et surtout en pratiquant la concertation quant au choix des emplacements et en liaison avec les communes riveraines. La politique municipale ne peut pas se résumer à Vélib.
 
Son bilan reste malgré tout apprécié des Parisiens. Sur quoi portera votre critique de son action?
 
Communiquer n’est pas agir. Le vrai bilan de monsieur Delanoë, c’est un échec cinglant sur le terrain économique et social. Je rappelle que Paris a un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale; que 12% de sa population vit avec moins de 750 euros par mois; que 60.000 Parisiens sont RMistes et qu’il y aujourd’hui 109.000 demandeurs de logement social à Paris. Soit une hausse de 20% en six ans. Monsieur Delanoë avait promis qu’il n’y aurait plus aucun immeuble insalubre; 10% des cas à peine ont été traités. Et ne parlons pas du bilan en matière d’environnement, de circulation ou de propreté.
 
A droite, on a plutôt entendu cet été des voix discordantes, avec l’appel à votre retrait de Bernard Debré
 
Les propos estivaux de Bernard Debré font le jeu de monsieur Delanoë. Même Bernard Debré doit comprendre que les temps ont changé et qu’une femme peut être tête de liste et maire de Paris. Au delà de ces propos maladroits, je l’invite à prendre sa place dans le rassemblement qui s’engage.
 
Le nom de Jean-Louis Borloo reste cité. Êtes-vous sûre que votre désignation à l’issue de la primaire de 2006 ne sera pas remise en cause?
 
Nicolas Sarkozy qui a voulu cette primaire. Au terme d’un vrai débat de six mois, j’ai été élue par les militants, à une large majorité dès le premier tour. Le débat est donc clos. L’enjeu c’est la campagne; pour moi elle a commencé. Depuis un an, j’écoute les Parisiens. J’ai fait le tour de tous les arrondissements et des grandes métropoles européennes. J’en ai tiré un certain nombre de propositions que j’ai transmises aux élus une UMP de Paris. Nous en débattrons lors d’un séminaire les 20 et 21 septembre. J’installerai le QG de campagne et nos équipes dans le mois. Je conduirai dans chaque arrondissement un débat sur le projet.
 
Alors que Sarkozy, Fillon et dix ministres ont interrompu leurs vacances pour assister aux obsèques du cardinal Lustiger, ni vous ni aucun député ou maire d’arrondissement UMP n’était - pas plus que Bertrand Delanoë - présent à Notre-Dame. Pourquoi?
 
Le cardinal Lustiger que je connaissais bien a conduit une action remarquable d’ouverture et de réconciliation avec les religions et si j’étais absente c’était hélas pour une raison qui m’était, hélas, strictement personnelle.
 
Quelle vision de Paris voulez-vous présenter dans la campagne?
 
Je veux que Paris redevienne la ville du mouvement et du rayonnement. Toutes les grandes villes d’Europe sont en ébullition. Berlin, par exemple, s’est reconstruite en dix ans. Paris s’est endormie. Mon projet est très concret. Je veux faire de Paris une véritable éco-capitale; je veux ramener les emplois à Paris; je veux refaire de Paris une ville pour toutes les familles, une ville de grands projets, une ville qui soit à nouveau exemplaire en matière sociale et humanitaire. Et je présenterai sur chacun de ces points des propositions précises, chiffrées et ambitieuses, comme je le ferai pour régler les problèmes de plus en plus insupportables de circulation et de pollution.
 
En matière d’environnement et de qualité de la vie, Bertrand Delanoë n’a-t-il pas une longueur d’avance sur vous?
 
Il a plutôt une longueur de retard. Faire de Paris une éco-capitale, c’est prendre de vraies décisions: interdire l’accès des véhicules lourds très polluants, aider les véhicules propres en leur offrant le stationnement gratuit, développer des voitures électriques en libre service, donner la priorité aux transports en commun en sous-sol, là où sont les passagers, lancer un plan Environnement-Bâtiments car un tiers de la pollution provient de l’habitat. Je proposerai par exemple de déléguer au premier adjoint au maire le développement durable et les transports.
Par Cédric TARTAUD-GINESTE - Publié dans : Actualité
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /2007 18:35

Bien sûr, il y a la télévision, les jeux vidéo et les nombreuses sollicitations de l'image, mais Técrit a aussi perdu du terrain dans les programmes et les méthodes

1. Des méthodes bizarres
Le ministère est plein de bonnes intentions. Son credo, depuis l'introduction du collège unique ? «Donner du sens» aux apprentissages. En lecture, il a donc été tenté un temps par la «globale» : l'enfant partait d'un texte, apprenait des mots entiers et donnait vite l'illusion qu'il pouvait lire. Gros échecs, débats échevelés. Ladite méthode est finalement bannie, mezzo voce d'abord, puis à pleine voix par Gilles de Robien en 2006, et la vieille syllabique, où l'on apprend ses lettres avant de les assembler, est réintronisée.
Pourtant, l'approche globale a quelques beaux restes. «A la maternelle, on demande à l'enfant de retenir la forme de certains mots, des prénoms, les jours de la semaine... Or l'imagerie médicale révèle que le contour global des mots ne joue pratiquement aucun rôle dans la lecture experte. Habituer l'en fant à y prêter attention lui fait prendre de mauvaises habitudes», explique Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France, à l'occasion de la sortie de son livre (1)
Pour donner du sens encore, le ministère demande aux instituteurs de travailler le français dans toutes les matières, selon la fameuse règle de la «transversalité». «On est censé arrêter la leçon de géographie, faire ouvrir les cahiers de français, copier une phrase du cours et la travailler... Cela rompt la dynamique, et les élèves, en particulier les plus fragiles, ne s'y retrouvent pas», explique un instituteur de CM1 . Cela peut même tuer le plaisir. «C'est un leurre de croire qu'on va lire une oeuvre littéraire, et qu'on va en tirer des règles d'orthographe, poursuit une de ses collègues. Si on commence à découper les phrases, à les disséquer, on se déconnecte du sens et on assèche le rapport à la littérature.»
Toutes ces pratiques sont filles de la pédagogie «constructiviste», où l'élève est censé «construire son apprentissage». «En ORL (observation réfléchie de la langue), il faut que la règle soit découverte, comprise, et qu'elle soit réinvestie dans des exercices», explique Vincent, instituteur de CE2 dans l'Essonne. «L'intention est louable, mais quand il faut l'appliquer dans toutes les matières, elle fait perdre un temps infini, lâche une autre institutrice de CE2. Ce temps nous manque ensuite pour faire les exercices d'application et assurer les acquis.» Les familles ne s'y trompent pas. En octobre 2006, un sondage TNS-Sofres révélait que, pour 73% des parents, la grammaire et l'orthographe sont moins bien enseignés qu'avant.
C. B.

2. Moins de grammaire
«Certains de mes élèves butent en lecture. Ils n'ont pas passé assez de temps sur les sons difficiles, comme le son «g», qui change selon les voyelles, ou les sons «ss» et «s»», constate une institutrice de CM1-CM2. Car l'école demande aux enfants d'apprendre plus vite.
Entre 1956 et 1969, on comptait quinze heures de français par semaine. En 1969, plus que dix. En 1990, les maîtres se sont vu allouer une enveloppe globale - entre neuf heures trente et treize heures trente - pour traiter à la fois le français, l'histoire, la géographie et l'éducation civique. Aujourd'hui, cette fourchette est tombée entre neuf et dix heures. Pourquoi cet écrêtage progressif ? D'abord, parce que, selon les auteurs des programmes, les élèves sont supposés «faire» du français dans toutes les matières (la fameuse «transversalité»). Ensuite, parce qu'il a bien fallu caser l'anglais, l'éducation artistique ou l'éducation civique, introduits à l'école pour créer le fameux «bain culturel» cher à Jack Lang. Mais ce choix ne convainc pas les experts. «En réduisant le temps d'apprentissage systématique de l'écriture, des règles de grammaire, des familles de mots... les élèves apprennent moins bien et moins vite le français», juge Anne-Marie Chartier, professeur à l'Institut national de Recherche pédagogique (INRP) . «Moins une compétence est automatisée et plus elle nécessite d'attention et de place dans notre mémoire de travail», ajoute Jean-Pierre Jaffré, linguiste au CNRS. Du coup, si un élève fait un exercice simple, comme une dictée, l'orthographe résiste. Mais si on lui demande un exercice plus complexe, comme de rédiger un texte de son cru, il n'arrive pas à tout faire. D'où ces copies truffées de fautes.
Les très bons élèves se débrouillent. Mais pour les moyens, et a fortiori les plus fragiles, cette réduction des horaires équivaut au régime de la double peine. Ils partent avec un handicap, et la politique ministérielle, en les privant d'une imprégnation suffisante, les précarise un peu plus.
C. B.

3. Une langue littéraireDans la cour, il peut dire «bagnole», «tire», «caisse». Dans la classe, il est censé ne parler que d'«automobile», d'«auto», ou de «voiture». Dehors, il peut crier : «Zyva, là, Mathieu l'est trop nul, il est», à propos de son copain qui lui a fauché le ballon. Dedans, il doit expliquer «Mathieu m'a pris le ballon des mains». Dehors, la langue ordinaire. Dedans, le français classique, l'outil indispensable à la réussite scolaire. «Les enfants dont les parents ne parlent qu'un français simple à la maison s'en tirent bien à l'oral, mais ils sont très handicapés à l'écrit. Il y a des tournures syntaxiques et du vocabulaire qui leur manquent», explique Bénédicte, institutrice de CE2 à Saint-Gervais. Ils ne rattrapent jamais leur retard. «Dans les milieux sociaux défavorisés, le langage de l'école n'est pas repris dans la famille. On y verbalise moins. Si personne à la maison n'est là pour vous lire des livres, vous faire raconter votre journée, corriger vos expressions, vous faites partie des 26% d'élèves en difficulté», résume un inspecteur général de l'enseignement primaire.
L'école ignore le problème. «Elle fait comme si le français scolaire était une langue que l'élève possédait déjà, comme si l'enseignant était là pour mettre en ordre des compétences déjà acquises. En réalité, il faudrait l'enseigner comme une langue étrangère», estime Marie-Christine Bellosta, professeur de littérature à l'ENS, ex-femme de gauche, devenue pilier de la Fondation pour l'Innovation politique, proche de la droite. Pis : certains instituteurs croient bien faire en s'évertuant à parler «banlieue», pour être sûrs d'être entendus... Car, dans certains quartiers, les élèves comprennent bien que la langue classique, celle de l'école, est un signal social. Et ils la rejettent. Le phénomène prend toute son ampleur au collège, mais il naît à l'école primaire. «La langue soutenue, avec toutes ses règles, est pointée du doigt parce qu'elle est celle des Français WASP blancs dominants», résume Mathias Gavarry, professeur de lettres en collège. C'est la langue des «bourges», des «vieux», avec lesquels on ne pactise pas.
C.B.

4. Une orthographe ardue
Pas de chance pour les écoliers français. Notre orthographe est l'une des plus difficiles au monde. Pour une raison bête comme chou. Ce n'est pas parce qu'on entend un son qu'on saura l'écrire (« saint» se prononce comme «ceint», «sein» ou «sain», etc.). Les linguistes parlent de régularité entre les sons et les lettres. D'un pays à l'autre, elle varie du simple au double. Elle est de 97%, par exemple, pour l'espagnol ou l'italien, de 98-99%, pour le finlandais ou le danois, mais seulement de 55% pour le français. Sans parler des problèmes d'accord, de lettres qui ne sont pas prononcées. De quoi s'arracher les cheveux. Là où un petit Espagnol mettra quelques mois à maîtriser les bases orthographiques, il faudra des années pour un Français. C'est que, dans beaucoup de pays, l'orthographe s'est simplifiée, «phonétisée», au fil des siècles. En France, non. «Notre langue est très conservatrice», reconnaît le linguiste Alain Bentolila, qui vient de publier «Urgence école : le droit d'apprendre, le devoir de transmettre» (Odile Jacob). Centralisme linguistique, institutionnalisation... Dès le XVIIe siècle, avec la naissance de l'Académie française, s'instaure le pouvoir du dictionnaire, référence de la langue. «Le français a été créé par des professionnels de l'écrit qui ont voulu faire une orthographe pour l'oeil», indique Jean- Pierre Jaffré, linguiste au CNRS. Avec ses rigidités et ses absurdités. Pour la troisième édition du dictionnaire de l'Académie, en 1738, les imprimeurs n'avaient plus assez d'accents, ils ont mélangé les aigus, les graves et les circonflexes, quand ils n'en ont pas tout simplement oublié. Et les écoliers, trois siècles plus tard, continuent d'apprendre consciencieusement la liste des exceptions. D'où le débat, récurrent, sur une simplification de l'orthographe française. Les tentatives sont pour l'instant restées lettre morte. L'«arrêté de tolérances orthographiques», en 1901, qui nettoyait notamment les règles des accords, n'a jamais été appliqué. Pas plus que le toilettage de 1990, qui a modifié la graphie d'environ 2 000 mots. Vous ne le savez sans doute pas, mais vous avez le droit d'écrire portemonnaie, naitre, événement, nénufar et ognon...
N. F.

5. Une formation à revoir
Il n'est pas nécessaire d'être bon en français pour intégrer l'Institut universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) qui forme les enseignants du primaire et du secondaire. Même un candidat brouillé avec les conjugaisons franchira le barrage du concours d'entrée. Il suffit qu'il excelle dans d'autres matières. Ces dernières années, le français représente moins du tiers du coefficient global, et seul un 5 est éliminatoire. D'ailleurs, pour se présenter, il faut une licence mais pas nécessairement en lettres. N'importe quelle discipline fera l'affaire : maths, sport, psycho. Ainsi Mathieu, anthropologue de formation, 27 ans, titularisé en juin, s'avoue «nul en orthographe».
Une fois le concours en poche, les futurs professeurs des écoles suivent pendant un an à l'IUFM des cours théoriques donnés par des profs qui, souvent, n'ont jamais enseigné dans le primaire. Un enseignement jugé «jargonnant» par les étudiants. On parle par exemple «des systèmes morphographiques et graphonêtiques du français» ou «des processus cognitifs en jeu dans l'acte de lire et écrire». L'idéologie sous-jacente ? «L'enfant est acteur de son savoir.» Pendant ces cours, il est peu ou pas question de grammaire. Et il est très difficile de se faire recommander une méthode de lecture. Au nom de la «liberté pédagogique» et parce qu'à force de débats théologiques le sujet est presque devenu tabou ! Sophie, professeur des écoles en Eure-et-Loir, n'a jamais réussi, malgré ses demandes insistantes, à ce qu'on lui en indique une. Aurélie, sortie en juin d'un IUFM, n'a eu droit qu'à neuf heures de cours consacrés à l'apprentissage de la lecture. «A entendre l'intervenante, c'était à nous d'élaborer une méthode, mais ce qu'elle décrivait était vertigineux, infaisable.»
Heureusement, restent les stages dans les classes tout au long de l'année, avec des «maîtres professeurs», très appréciés des étudiants. «C'est là qu'on apprend tout. Instit, c'est un métier d'artisan», dit Sophie. Quant aux éventuelles lacunes en français, à chacun de les gérer. Mathieu, l'handicapé de l'orthographe, a fait des dictées chez lui avec son papa, directeur financier, en attendant de découvrir son premier poste cette semaine.
J. de L.

6. L'écran contre le livre
Pas le temps de lire ? La belle affaire. C'est même à se demander si les gamins ont encore le temps de manger quand on voit le temps qu'ils passent scotchés devant leur écran... Les statistiques donnent le vertige. Deux heures et cinq minutes de télévision chaque jour entre 4 et 14 ans, une heure trois quarts à écouter la radio de 13 à 17 ans, dix heures par semaine à pianoter sur son ordinateur et sept heures devant sa console de jeux vidéo dès qu'on est ado... Les parents ne cherchent même plus à contrôler la (sur) consommation : un quart des enfants, entre 8 et 12 ans, et plus de la moitié, à partir de 13 ans, ont la télé dans leur chambre... «Chez certains garçons, à l'adolescence, on atteint des proportions quasi pathologiques, indique Marc Le Bris, instituteur, auteur de «Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !» (Stock, 2004). Et même si ce n'est pas la cause principale de l'illettrisme, cela ne fait que décupler le phénomène.» L'écran ne serait pas seulement chronophage, ni uniquement un concurrent de plus pour l'école, comme l'a été, au XIXe siècle, le travail dans les champs. Il induirait des attitudes et des comportements inquiétants. «L'absorption immodérée d'images ne s'accompagne pas d'une restitution par le langage, indique une directrice d'école dans un quartier difficile de l'Essonne. L'écran tue le dialogue, le désir de communiquer. Il rend passif. Il nuit à l'acquisition du langage.» Sans parler des nouvelles formes de communication (SMS, MSN...), les «A 1 2C4» et autres «Téou», qui n'ont plus grand-chose à voir avec les règles ancestrales de l'orthographe française... Pour l'instant, il semblerait que l'écran fasse barrière et que les adolescents n'utilisent guère ce type d'abréviations dans leurs copies. Mais jusqu'à quand ? C'est la question que se posent les linguistes.
N. F.

(1)«Lire dans le cerveau», Odile Jacob, Paris 2007.

Caroline Brizard, Jacqueline de Linares, Nathalie Funès

Le Nouvel Observateur

Par Fondation pour l'Innovation Politique - Publié dans : Actualité
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